Diversité et équité en éducation


L’histoire des noirs et l'antiracisme au Canada

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Introduction

Capitaine Richard Pierpoint, loyaliste de l’Empire-Uni

Capitaine Richard Pierpoint, loyaliste de l’Empire-Uni
« Richard Pierpoint (également appelé Pawpine, Parepoint, Captain Pierpoint, Captain Dick, Black Dick), loyaliste, soldat, responsable communautaire, conteur (né vers 1744 au Boundou [région située sur le territoire actuel du Sénégal]; décédé vers 1838, à proximité de la localité actuelle de Fergus, en Ontario). Richard Pierpoint a été l’un des premiers responsables de la communauté noire au Canada. Enlevé d’Afrique de l’Ouest alors qu’il était encore adolescent, puis vendu comme esclave, il a retrouvé sa liberté au cours de la Révolution américaine. Il s’est installé à Niagara au Haut‑Canada et a tenté d’organiser une vie en communauté avec les autres Canadiens d’origine africaine. Lors de la guerre de 1812, il a demandé au gouvernement la création d’une unité entièrement composée de Canadiens noirs pour se battre aux côtés des Britanniques, et a lui‑même combattu au sein du Coloured Corps. »

Source de l’illustration : Malcolm Jones, 2005 (Musée canadien de la guerre, 1.E.2.4-CGR2).
Musée canadien de la guerre, GALERIE 1 : Les guerres au pays, des débuts à 1885. Consulté le 1er septembre 2020.
Source du texte : Zach Parrott, « Richard Pierpoint », L’Encyclopédie canadienne, 6 octobre 2016. Consulté le 1er septembre 2020.

Notre société est composée de personnes aux origines linguistiques et culturelles diverses. Il est important que toute la population du Manitoba connaisse, comprenne et valorise la richesse de notre diversité humaine, de nos racines et de l’histoire de nos peuples. Il est tout aussi important de savoir et de comprendre comment les problèmes de racisme et d’inégalité du monde contemporain sont ancrés dans notre histoire.

L’histoire des Noirs fait partie de l’histoire du Canada. Elle est un élément essentiel de l’histoire canadienne. Elle nous éclaire et nous permet de comprendre comment les sociétés canadiennes et nord-américaines se sont formées et comment elles fonctionnent aujourd’hui. Au moment où les Canadiennes et les Canadiens déploient des efforts considérables pour construire une société meilleure, il est crucial de connaître et de valoriser l’histoire des Noirs. L’histoire des Noirs se joue chaque jour dans la vie de nos amis et de nos voisins.

À divers moments, l’histoire des Noirs au Canada est aussi celle de l’exclusion, de la marginalisation et du racisme. L’histoire des Noirs est donc fondamentale, car c’est aussi une histoire de résistance, de résilience et d’espoir face à des défis insurmontables. L’histoire des Noirs évoque la justice sociale, la liberté et l’amour de l’humanité. C’est une histoire qui nous inspire, en dépit de la frustration que nous éprouvons par rapport aux avancées lentes et douloureuses du progrès.

L’histoire des Noirs au Manitoba

La présence des Noirs ou des Africains au Manitoba était faible avant que les modifications apportées aux lois sur l’immigration au Canada éliminent certains des obstacles les plus racistes à l’immigration des Noirs. Néanmoins, les Noirs sont présents au Manitoba depuis les premiers jours de la traite des fourrures dans la province.

La population noire du Manitoba et de l’Ouest canadien a connu une croissance lente au cours des XIXe et XXe siècles, la plupart ayant émigré des États-Unis. L’un des premiers Noirs à avoir quitté les États-Unis pour s’installer au Manitoba et dont la présence est bien documentée est William S. A. Beal, alias Billy Beal. Il est arrivé dans la région de Swan River en 1906 et a consacré sa vie à sa communauté.

Winnipeg était la porte d’entrée des Noirs de l’Oklahoma qui immigraient dans l’Ouest et d’autres aussi qui fuyaient la discrimination aux États-Unis. En 1909, des centaines de Noirs de l’Oklahoma s’étaient installés dans les Prairies canadiennes, où ils se heurtaient malheureusement souvent à la même discrimination et aux mêmes préjugés raciaux qui avaient permis l’existence de l’esclavage au Canada à une époque antérieure. En février 1911, quelques journaux de Winnipeg ont même prédit que le gouvernement du Dominion allait prendre des mesures pour exclure les « immigrants noirs ».

L’église baptiste Pilgrim, à Winnipeg, qui est située près de la voie ferrée du Canadien Pacifique, a ouvert ses portes vers 1923. Elle est rapidement devenue un centre social et culturel important pour la communauté noire naissante de Winnipeg, dont les membres trouvaient pour la plupart un emploi dans les chemins de fer à cette époque. L’église demeure une partie importante de la communauté noire du Manitoba.

Autoportrait de William (Billy) Beal

Autoportrait de William (Billy) Beal, un colon noir arrivé à Swan Lake, au Manitoba, en 1906

Source de l’image : Robert Barrow. Utilisation autorisée.

Au fil du temps, des Noirs de diverses origines, religions, cultures et origines ont élu domicile au Manitoba. La communauté noire du Manitoba est aujourd’hui de plus en plus diversifiée et composée de familles et de personnes d’origines et de milieux divers, allant des premiers colons aux immigrants plus récents venus, entre autres, des États-Unis, d’Afrique, des Caraïbes, de l’Amérique latine et de l’Amérique du Sud. Selon le Recensement du Canada de 2016, les minorités visibles du Manitoba comptaient 216 850 personnes, soit environ 17,5 % de la population. Parmi cette population, environ 30 335 personnes ont déclaré être des Noirs.

  • S’engager dans des conversations critiques et courageuses sur la race et le racisme
  • L’histoire des Noirs dans les programmes d’études du Manitoba
  • Le Mois de l’histoire des Noirs
  • La Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024)
  • Ressources sur l’histoire des Noirs
  • Livres sur l’histoire des Noirs pour les enfants et les jeunes
  • Ressources Internet sur l’histoire des Noirs du Canada
  • Ressources Internet sur l’histoire internationale des Noirs
  • Ressources sur l’antiracisme
  • Livres sur la sensibilisation à l’antiracisme
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S’engager dans des conversations critiques et courageuses sur la race et le racisme

Créer  des écoles sans racisme à l’aide de conversations critiques et courageuses sur  la race

Au Canada et dans de nombreux autres pays, les Autochtones, les Noirs et les personnes de couleur ont une histoire commune de racisme, de marginalisation et d’exclusion. Il est important de reconnaître la nature pluridimensionnelle du racisme passé et actuel. Bien que les Autochtones, les Noirs et les personnes de couleur aient été et continuent d’être victimes d’un racisme semblable à bien des égards, le racisme vécu par les Autochtones du Canada est unique à d’autres égards. Le colonialisme, la Loi sur les Indiens et le système des pensionnats, par exemple, ont créé un « double » racisme qui est propre aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits.

Soucieux d’aider les éducateurs, les écoles, les parents et la communauté à étudier et à aborder à l’école l’impact de la race et du racisme sur les Autochtones et les non-Autochtones, le ministère de l’Éducation du Manitoba a publié le document d’appui Créer des écoles sans racisme à l’aide de conversations critiques et courageuses sur la race 2017. Ce document est destiné à encourager et à aider les divisions scolaires, les écoles, les enseignants, les parents et les élèves à entreprendre des conversations critiques et courageuses sur le racisme afin de créer des salles de classe et des écoles plus inclusives et plus équitables pour les élèves autochtones, métis, inuits et noirs, ainsi que pour tous les autres élèves. Il donne un aperçu de l’histoire de la discrimination au Canada envers les Canadiens autochtones et non autochtones et de la nécessité de s’attaquer aux effets persistants de ce racisme sur notre société et notre pays. Il décrit en outre la nature et les effets du racisme, reconnaît notre histoire de racisme, stimule le dialogue au moyen de conversations critiques et courageuses et s’efforce de donner suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation.

L’histoire des Noirs dans les programmes d’études du Manitoba

Les premiers Noirs à être élus et à représenter la Reine
Michelle Jean
Michaëlle Jean
Lincoln Alexander
Lincoln Alexander
Uzoma Asagwara
Uzoma Asagwara
Audrey Gordon
Audrey Gordon
Jamie Moses
Jamie Moses
Markus Chambers
Markus Chambers

Ces six Canadiennes et Canadiens noirs ont marqué l’histoire en étant les « premiers » à figurer dans plusieurs catégories de représentants élus ou nommés, tant à l’échelle nationale qu’au Manitoba, brisant ainsi les barrières de couleur qui existaient au Parlement, dans les assemblées législatives et au sein des conseils du Canada. Ils sont présentés ci-dessous, de gauche à droite :

  • En 2005, Michaëlle Jean est devenue la première Canadienne noire à être nommée gouverneure générale du Canada.
  • En 1965, Lincoln Alexander est devenu le premier député noir à la Chambre des communes du Canada. En 1979, après avoir été nommé ministre du Travail, il est devenu le premier Noir au Canada à devenir membre du cabinet, et en 1985, il est devenu le premier Noir au Canada à être nommé lieutenant-gouverneur.
  • En 2019, Uzoma Asagwara, Audrey Gordon et Jamie Moses sont devenus collectivement les premiers Noirs à être élus à l’Assemblée législative du Manitoba.
  • En 2018, Markus Chambers est devenu le premier Canadien noir à être élu au conseil municipal de Winnipeg.

Sources des images :
Michaëlle Jean : « Biographie », Michaëlle Jean, . Consulté le 8 septembre 2020.
Lincoln Alexander : Lisa Cimini, « 9 Things You Might Not Know about ‘Linc’ », McMaster University Daily News, 19 janvier 2015.
Consulté le 8 septembre 2020.
Uzoma Asagwara, Audrey Gordon, and Jamie Moses: « Photographies des députés : 42e législature », Assemblée législative du Manitoba.
Consulté le 8 septembre 2020.
Markus Chambers: Page d’accueil, Markus Chambers, City Councillor. Consulté le 8 septembre 2020.


Le ministère de l’Éducation du Manitoba reconnaît le besoin de créer un programme d’études inclusif pour lutter contre la discrimination et le racisme et faire progresser l’équité. Il reconnaît également la nécessité de couvrir de manière plus complète et plus précise l’histoire des groupes marginalisés, tels que les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur.

La page Web « Éléments intégrés au programme d’études » a été conçue pour faire en sorte que le programme d’études tienne compte de la diversité. Cela a eu des incidences sur l’élaboration des programmes de sciences humaines, d’éducation artistique et du nouveau programme de langue, qui offrent tous des possibilités d’explorer la diversité, les problèmes de justice sociale et les droits de la personne, y compris les histoires et les aspirations à la justice des Noirs, des Autochtones et des personnes de couleur.

L’histoire des Noirs dans les sciences humaines

La citoyenneté comme concept fondamental

La citoyenneté est un concept fondamental des programmes de sciences humaines, et les résultats d’apprentissage obligatoires dans l’enseignement des droits de la personne sont conçus pour accroître la connaissance des divers peuples du Canada et du monde et pour mieux comprendre nos droits et responsabilités en tant que citoyens.

Le programme de sciences humaines de la maternelle à la 8e année offre aux élèves la possibilité d’explorer l’évolution de la société canadienne, en commençant par l’histoire des Autochtones pour aboutir à l’époque coloniale et au Canada actuel. Les élèves explorent les divers peuples et la composition changeante de la société canadienne. Le programme d’études aborde l’impact de l’esclavage sur l’Amérique du Nord et ailleurs, et l’impact du racisme sur le Canada et la communauté mondiale est un aspect essentiel du volet du programme portant sur la citoyenneté démocratique active.

Le programme de sciences humaines de la 9e année : Le Canada dans le monde contemporain se concentre sur la diversité et le pluralisme au Canada, sur le gouvernement et la démocratie au Canada et sur les possibilités et les défis. L’impact du racisme et de l’inégalité dans la société canadienne est exploré tout au long du programme d’études. Les thèmes de la création d’une société juste et de la participation citoyenne sont traités en profondeur.

Enjeux mondiaux : citoyenneté  et durabilité, cours de 12e année

Le programme de sciences humaines de la 11e année : Histoire du Canada met l’accent sur l’équité et la diversité dans une société pluraliste. Il aborde l’histoire des Autochtones, des Noirs et des personnes de couleur ainsi que les effets du racisme. Les sujets qui se rapportent tout particulièrement à l’histoire des Noirs comprennent les loyalistes de l’Empire-Uni, l’immigration des Noirs avant et pendant la guerre civile américaine, l’immigration récente en provenance d’Afrique et d’autres pays, et la lutte pour l’équité et les droits de la personne.

Le cours de 12e année, Enjeux mondiaux : citoyenneté et durabilité, comporte plusieurs domaines de recherche touchant les Noirs, les Autochtones et les personnes de couleur, dont les suivants :

Le cinéma, témoin de l’histoire moderne, 12e année est un excellent cours pour explorer le racisme systémique dans les services de police et dans la société en général par le cinéma. Le guide du cours offre d’excellentes suggestions sur le choix des sujets et des films. Le thème du racisme systémique dans les services de police et plus largement dans la société s’aligne sur les thèmes de l’oppression, de la résistance et de la transformation sociale.

Explorer les questions de race et de racisme dans le cours Le cinéma, témoin de l’histoire moderne 12e année

Une liste annotée de films contemporains qui traitent d’incidents ou d’événements spécifiques liés à la race et le racisme dans les services de police en Amérique du Nord et au-delà figure ici-bas. Ce sont des exemples de films qui pourraient être utilisés pour étudier ces thèmes dans le cours Le cinéma, témoin de l’histoire moderne 12e année.


Films en français

Bienvenue à Marly-Gomont de Julien Rambaldi (2016)
En 1975, Seyolo Zantoko, médecin fraîchement diplômé originaire de Kinshasa, saisit l’opportunité d’un poste de médecin de campagne dans un petit village français. Arrivés à Marly-Gomont, Seyolo et sa famille déchantent. Les habitants ont peur, ils n’ont jamais vu de noirs de leur vie. Mais Seyolo est bien décidé à réussir son pari et va tout mettre en œuvre pour gagner la confiance des villageois...

Chocolat de Roschdy Zem (2016)
Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu'il forme avec Footit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l'argent facile, le jeu et les discriminations n'usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l'histoire de cet artiste hors du commun.

Il avait déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste (2017)
Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu'au jour où Sali reçoit l'appel qu'ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d'adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s'appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs!

Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache (2011)
À la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra... Intouchables.

Les Misérables de Ladj Ly (2019)
Les Misérables - film 2019 - AlloCiné (allocine.fr)
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes...

Oscar de Marie-Josée Saint-Pierre (2016)
Documentaire de l’Office national du film du Canada : Mélangeant séquences animées et extraits d’archives, Oscar est un portrait touchant du pianiste virtuose Oscar Peterson. Des débuts du jeune prodige de la Petite-Bourgogne à ses triomphes sur la scène internationale, ce documentaire de Marie-Josée Saint-Pierre aborde la profonde solitude de l’artiste constamment en tournée. Au son de sa musique tantôt entraînante, tantôt teintée de mélancolie, le film raconte avec émotion une vie dans le jazz.

Zéro tolérance de Michka Saäl (2014)
Documentaire de l’Office national du film du Canada : Ce long métrage documentaire s’attaque au phénomène du profilage racial. À travers divers témoignages, la cinéaste d’origine tunisienne se penche sur les relations tendues entre policiers et groupes minoritaires à Montréal.


Films en anglais traduits en français

42 de Brian Helgeland (2016)
Un biopic sur Jackie Robinson, premier joueur de baseball afro-américain à avoir évolué en Ligue Majeure, et sur son contrat avec les Brooklyn Dodgers qui marqua l'histoire.

J’ai infiltré le Ku Klux Klan traduction de BlacKkKlansman de Spike Lee (2018)
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - film 2018 - AlloCiné (allocine.fr)
Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

La Haine qu’on donne traduction de The Hate U Give de George Tillman Jr. (2019)
Starr est témoin de la mort de son meilleur ami d’enfance, Khalil, tué par balles par un officier de police. Confrontée aux nombreuses pressions de sa communauté, Starr doit trouver sa voix et se battre pour ce qui est juste.

La voie de la justice traduction de Just Mercy de Destin Daniel Cretton (2019)
Un film au sujet du combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson.  Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley. Un de ses premiers cas - le plus incendiaire - est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre retentissant d’une jeune fille de 18 ans. Il doit aussi faire face à un racisme manifeste et intransigeant alors qu’il se bat pour Walter et d’autres comme lui au sein d’un système hostile.

Le 13e traduction de 13th par Ava DuVernay (2016)
Le titre "The 13th" fait référence au 13e amendement de la Constitution américaine, qui abolit l'esclavage aux États-Unis. Le documentaire s'attache à démontrer qu'il y a des exceptions à ce principe dont font partie les criminels, et que cette "faille" a été exploitée à travers l'histoire américaine, au détriment des Afro-Américains. Il aborde aussi la façon dont les États-Unis ont mythifié la délinquance de cette communauté, notamment via le cinéma, et dénonce le système carcéral et pénal américain qui a toujours été durci pour des intérêts autres que la justice (financiers, entre autres).

Les figures de l’ombre traduction de Hidden Figures de Theodore Melfi (2017)
Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

Miss Révolution traduction de Misbehaviour de Philippa Lowthorpe (2019)
À la fin des années 60, le concours de Miss Monde est regardé par des millions de spectateurs. En 1970, le Mouvement de Libération des Femmes investit la compétition en plein direct. Cette intervention perturbera à jamais le cours de l'histoire de Miss Monde. De plus, la gagnante fut Miss Grenada, la première femme noire à être couronnée Miss Monde.

Si Beale Street pouvait parler traduction de If Beale Street Could Talk de Barry Jenkins (2018)
Si Beale Street pouvait parler - film 2018 - AlloCiné (allocine.fr)
Harlem, dans les années 70. Tish et Fonny s'aiment depuis toujours et envisagent de se marier. Alors qu'ils s'apprêtent à avoir un enfant, le jeune homme, victime d'une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Avec l'aide de sa famille, Tish s'engage dans un combat acharné pour prouver l'innocence de Fonny et le faire libérer…

Note : Les synopsis proviennent du site Web : Allociné.

Le mois de l’histoire des noirs

Février (Mois de l’histoire des Noirs) est le mois au cours duquel nous saisissons l’occasion de célébrer la richesse et la diversité des réalisations et des contributions des Noirs au Canada et dans le monde. Il constitue un élément central de la célébration des expériences, des points de vue et de l’histoire des Noirs tout au long du programme d’études.

Les origines du Mois de l’histoire des Noirs

Les origines du Mois de l’histoire des Noirs remontent à 1926, quand l’historien noir Carter G. Woodson a fondé la Semaine de l’histoire des Noirs pour célébrer l’histoire, les contributions et la culture des Afro-Américains. Il a choisi le mois de février pour établir un lien entre les célébrations et les dates de naissance de l’activiste noir Frederick Douglass et du président Abraham Lincoln. En 1976, dans le cadre des célébrations du bicentenaire des États-Unis, la semaine a pris de l’ampleur pour devenir le Mois national de l’histoire des Noirs.

Au Canada, la semaine a été officiellement reconnue pour la première fois au début des années 1950, lorsque le Congrès national des femmes noires du Canada en a fait la demande auprès du conseil municipal de Toronto. Dans les années 1970, après les pressions exercées par la toute nouvelle Ontario Black History Society, le conseil a déclaré que le mois de février serait désormais appelé le Mois de l’histoire des Noirs.

La reconnaissance nationale a suivi le 14 décembre 1995. La Chambre des communes a accepté à l’unanimité une motion reconnaissant officiellement le Mois de l’histoire des Noirs et l’importance de l’histoire des Noirs pour toute la population canadienne.

Le Mois de l’histoire des Noirs est devenu un élément important des initiatives et programmes multiculturels et antiracistes. De nombreuses écoles du Manitoba reconnaissent le Mois de l’histoire des Noirs et participent aux activités organisées, en particulier les écoles urbaines et culturellement diversifiées.

Le ministère de l’Éducation du Manitoba encourage et aide les écoles à reconnaître et à célébrer le Mois de l’histoire des Noirs et à intégrer l’histoire des Noirs dans leurs classes tout au long de l’année.

Le black history month celebration committee du Manitoba

En 1981, le Black History Month Celebration Committee a organisé la première édition du Mois de l’histoire des Noirs à Winnipeg. Il s’agissait d’un service religieux à l’église baptiste Pilgrim, suivi d’un banquet avec remise de prix.

En 1990, le rôle du comité s’est élargi pour inclure des programmes visant à accroître la sensibilisation à l’histoire des Noirs et à leurs contributions au Manitoba, au Canada et ailleurs, de même qu’à célébrer les réalisations historiques des Noirs dans les arts, l’éducation, le gouvernement, les sports et les sciences au Manitoba et au Canada.

Activités au Manitoba

Pour voir le calendrier des activités locales prévues pour le Mois de l’histoire des Noirs, visitez le blogue du Mois de l’histoire des Noirs à Winnipeg et la page Facebook du Black History Month Celebration Committee.

La décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024)

Les Nations Unies ont proclamé 2015-2024 la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine en reconnaissance du fait que les personnes d’ascendance africaine représentent un groupe distinct dont les droits doivent être reconnus, promus et protégés. Les Nations Unies estiment qu’environ 200 millions de personnes dans les Amériques se déclarent d’ascendance africaine. Au-delà de l’Afrique et des Amériques, plusieurs millions vivent dans des pays du monde entier.

Sous le thème « Reconnaissance, justice et développement », la Décennie fournit un cadre pour encourager les États à travailler à l’éradication des injustices sociales découlant des politiques et pratiques racistes et discriminatoires de l’histoire et « à lutter contre le racisme, les préjugés et les discriminations raciales dont les personnes d’ascendance africaine sont encore victimes ».

Les Nations Unies proposent un certain nombre de ressources médiatiques connexes, notamment des photos, des vidéos et des graphiques qui sont disponibles sur le site Web de l’initiative. Il existe également des ressources se rapportant à la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. La traite transatlantique des esclaves a duré plus de 400 ans, et on estime que plus de 15 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été victimes de cette atrocité. Elle représente l’un des chapitres les plus violents et les plus inhumains de l’histoire de l’humanité.

En juin 2020, la Commission canadienne pour l’UNESCO a publié Un appel à la mobilisation contre le racisme et la discrimination, qui offre plusieurs ressources sur la lutte contre le racisme et la discrimination.

Ressources sur l’histoire des noirs

Les Canadiens noirs et autochtones sont confrontés au racisme dans les Forces armées pendant la Première Guerre mondiale

Black Canadians who wished to serve for Canada in the First World War were eventually allowed to form their own battalion, November 1916.

Après avoir été empêchés de s’enrôler dans un premier temps, les Canadiens noirs qui voulaient servir pour le Canada pendant la Première Guerre mondiale ont finalement été autorisés à former leur propre bataillon, après avoir négocié et accepté des rôles de ségrégation et de construction hors combat.

Image reproduite avec la permission du Black Cultural Centre for Nova Scotia
The global and mail


Recruits from File Hills, Saskatchewan, in 1915

Les Canadiens autochtones ont également dû faire face à des restrictions et à des défis pour servir dans les forces armées. L’image ci-dessus est de recrues de File Hills, en Saskatchewan, en 1915. Les recrues ont posé avec des Aînés et un représentant du gouvernement. Environ 4 000 membres des Premières nations ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Cependant, lorsque la guerre prit fin en novembre 1918, à leur retour au Canada, on leur refusa toujours le droit de vote, ils faisaient face au racisme et n’avaient habituellement pas droit aux prestations limitées qui étaient versées à d’autres anciens combattants.

Photographie de la collection des Archives provinciales de la Saskatchewan, R-A2151, (1) – (3). Utilisée avec permission.

Livres sur l’histoire des noirs pour les enfants et les jeunes

Il existe de nombreux livres de fiction et de non-fiction pour les enfants et les jeunes avec des thèmes liés à l’histoire des Noirs. Voici un échantillon de certains des livres disponibles qui peuvent intéresser les enseignants et les élèves.


Documentaire :

Le rêve de Martin Luther King par Jean Marzollo, 1re–3e

Voici Willie O’Ree par Elizabeth MacLeod, 1re–5e

Voici Viola Desmond par Elizabeth MacLeod, 1e–5e

Le petit garçon qui venait de la Jamaïque: une page de l’histoire du Canada par Devon et Pearlene Clunis, 1re–5e

La détermination de Viola Desmond par Jody Warner, 2e–7e

Le combat pour la liberté par Ian Morrison, 3e–5e

Mon voisin Oscar : une histoire inspirée de l’enfance d’Oscar Peterson par Bonny Farmer, 3e–6e

Les esclaves en Amérique du Nord par Hélène Montardre, 4e–6e

Martin Luther King par Brigitte Labbé, 4e–8e

Black music : 40 artistes de la musique noire par Olivier Cachin, 4e–8e

Martin et Rosa : Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité par Raphaële Frier, 4e–8e

Monsieur Chocolat, le premier clown noir par Bénédicte Rivière, 4e–8e

L’héritage noir de Robert Livesey, 7e+

Je suis un homme, Martin Luther King par Eric Simard, 7e–12e

Africville : l’expulsion, une question de responsabilité par Suzy Botica, 7e–12e

Rosa Parks : « non à la discrimination raciale » par Nimrod, 7e–12e

La république assassinée des Patriotes par Jocelyn Jalette, 7e–12e

Les pionniers noirs de Saint-Boniface, Manitoba, 1908-2008 : étude préliminaire par Joseph Nnadi, éducateurs/adultes


Fiction

Le bus de Rosa par Fabrizio Silei, tous niveaux

Comme elle ressemble à mon papa par Pili Mandelbaum, M-3e

Noire comme le café, blanc comme la lune par Pili Mandelbaum, M-3e

Homme de couleur! Inspiré d’un conte africain et illustré par Jérôme Ruillier, M-4e

Chut! Ne dis rien! par Josée Ouimet, 1re–2e

3 contes d’Afrique illustré par Kersti Chaplet, 1re–3e

Cache-cachette par Ezra Jack Keats, 1re–4e

Nos boucles au naturel par Matthew Cherry, 1re–4e

Peau noire, peau blanche par Yves Bichet, 1re–4e

Coton blues : un conte par Régine Joséphine, 3e–5e

Un été aux couleurs d’Afrique par Dominique Payette, 3e–5e

Loin des yeux, près du cœur par Thierry Lenain, 3e–5e

Nina par Alice Brère-Haquet, 3e–6e

La femme noire qui refusa de se soumettre, Rosa Parks par Éric Simard, 4e–6e

L’esclave du fleuve des fleuves par Yves Pinguilly, 4e–7e

Noir de peur par Barbara Haworth-Attard, 5e–10e

Un homme par Gilles Rapaport, 5e–10e

Lygaya, l’enfant esclave par Andrée-Paule Mignot, 5e–10e

Moi, Félix, 10 ans, sans papiers par Marc Cantin, 5e–10e

Du désespoir à la liberté: Julia May Jackson, sur le chemin de fer clandestin par Karleen Bradford, 5e–10e

Soundiata, l’enfant-lion par Lilyan Kesteloot, 7e–10e

L’antihorloge 1 – Les fruits étranges de l’Alabama par Camille Bouchard, 7e–10e

Je n’ai jamais vu un Noir aussi noir par Claudine Paquet, 7e–12e

Le siècle des malheurs 5 – Cicatrices par Camille Bouchard, 7e–12e

La case de l’oncle Tom par Harriet Beecher-Stowe, 7e–12e

Le cri des pierres par William Bell, 7e–12e

Le noir passage par Jean-Michel Schembré, 7e–12e

Plaque commemorating Viola Desmond

Plaque commémorant Viola Desmond, située à deux pâtés de maisons du Roseland Theatre, à la bibliothèque publique d’Halifax

Source d’image : Sean Marshal. « Viola Desmond plaque. » Flickr
Accessed 10 Sept. 2020. Creative Commons License—Attribution, NonCommercial 2.0 Generic.


John Ware, wife, and children

John Ware, épouse et enfants

John Ware (vers 1845 – 11 septembre 1905) fut l’un des premiers éleveurs de l’Alberta. C’était un Afro-Américain qui est né en esclavage dans une plantation près de Georgetown, en Caroline du Sud, et après l’émancipation, il a finalement fait son chemin vers l’Alberta. À une époque de racisme et de discrimination généralisés, il était largement admiré et considéré comme l’un des meilleurs cow-boys de l’Ouest. Il devint un éleveur prospère qui s’installa près de Calgary et de Brooks.

Source de l’image : Archives du Glenbow Museum/NA-263-1
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Daniel G. Hill

Daniel G. Hill

Daniel G. Hill était un spécialiste des droits de la personne, un historien et un fonctionnaire. Il a joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour renverser la discrimination raciale au Canada. Hill est arrivé dans le pays pour des études supérieures, mais s’est engagé dans la quête de la justice.

En tant qu’activiste dans les années 1950, Hill a utilisé la sensibilisation du public comme un outil pour lutter contre les préjugés. Titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université de Toronto et d’une décennie d’expérience en causes sociales, il est devenu le premier directeur de la Commission ontarienne des droits de la personne en 1962, poste qu’il a occupé jusqu’en 1971.

En 1971, il est devenu le premier président à temps plein de la Commission ontarienne des droits de la personne et, en 1973, il a fondé une firme d’experts-conseils en droits de la personne auprès d’une clientèle internationale.

Source de l’image : Daniel G. Hill, [ca. 1960]
Daniel G. Hill fonds
Reference Code: F 2130-9-2-13
Archives of Ontario, I0027960
© Queen’s Printer for Ontario

Ressources Internet de l’histoire des noirs canadiens

L’histoire des Noirs au Manitoba

Le Manitoba n’avait pas une forte présence noire ou africaine avant que les modifications apportées aux lois sur l’immigration au Canada n’aient éliminé certains des obstacles racistes à l’immigration noire. Cependant, il y a une présence noire au Manitoba depuis les premiers jours de la province.

La population noire du Manitoba et de l’Ouest canadien a augmenté lentement aux XIXe et XXe siècles, la plupart migrant des États-Unis. William S. A. Beal, alias Billy Beal, est l’un des premiers Noirs les mieux documentés à émigrer et à s’établir au Manitoba. Beal arriva dans la région de Swan River en 1906 et consacra sa vie à la construction de sa communauté.

Winnipeg était la porte d’entrée vers l’Ouest pour les Noirs de l’Oklahoma et d’autres personnes fuyant la discrimination aux États-Unis. En 1909, des centaines de Noirs de l’Oklahoma s’étaient installés dans les Prairies canadiennes. Malheureusement, ils ont souvent été confrontés aux mêmes préjugés raciaux et à la même discrimination qui avaient permis à l’esclavage d’exister auparavant. En février 1911, quelques journaux de Winnipeg prédisaient même que le gouvernement fédéral agirait pour exclure les « immigrants noirs ».

Pilgrim Baptist Church, à Winnipeg, a ouvert ses portes vers 1923 et était située près du chemin de fer du CFCP. Il devint bientôt un important centre social et culturel pour la communauté noire émergente de Winnipeg, dont les membres trouvaient surtout un emploi dans les chemins de fer à cette époque. Pilgrim Baptist Church continue d’être une partie importante de la communauté noire au Manitoba.

Au fil du temps, des Manitobains noirs d’origines, de religions, de cultures et d’origines diverses ont fait du Manitoba leur foyer. Quelques ressources en ligne liées à l’histoire des Noirs au Manitoba suivent.

Organisations noires au Manitoba
  • Sous le baobab : Association des ressortissants du Cameroun au Manitoba
    Courriel : info@souslebaobab.com
    Site Web : www.souslebaobab.com
    Le présent site n’est pas uniquement destiné aux Camerounais de Winnipeg au Manitoba ou d’ailleurs, mais servira également de vitrine à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au Cameroun, à ses richesses, à sa diversité, à sa culture, etc.
  • African Communities of Manitoba Inc. (ACOMI)
    Acomi Resource Centre
    101-421 Kennedy Street, Winnipeg, MB. R3B 2N2
    Courriel : vice.president@acomi.ca
  • Association des Maliens du Manitoba
    Site Web : www.ammmali.com
  • Conseil Représentatif des Associations Noires
    Le CRAN (le-cran.fr)
    Lancé en novembre 2005, le CRAN a pour but de lutter contre les discriminations que subissent les populations noires en France.

Histoire des noirs au Canada

Il existe de nombreux sites Web avec des ressources et de l’information sur l’histoire des Noirs et le Mois de l’histoire des Noirs. Vous trouverez ci-dessous certains des sites Web disponibles qui peuvent intéresser les enseignants et les élèves.

Musée canadien pour les droits de la personne
Porteurs noirs de wagons-lits | MCDP (droitsdelapersonne.ca)
Sur ce site on met en vedette divers moments historiques importants au sujet de l’histoire des Noirs. On retrouve des titres comme Porteurs noirs de wagons-lits, L’esclavage dans l’histoire canadienne, La résistance d’une femme et L’histoire d’Africville.

Le Mois de l’histoire des Noirs : Patrimoine canadien
Ce site Web donne de l’information sur comment nous sommes venus à reconnaître le mois des Noirs au Canada. On y retrouve des biographies de personnages historiques remarquables, une liste d’organismes et ressources éducatives liées à l’histoire des Noirs ainsi que des organismes mises sur pied par des personnes d’origine africaine au Canada pour promouvoir l’égalité et les droits de la personne.

Le mouvement antiesclavagiste au Canada : Bibliothèque et Archives Canada
Le mouvement antiesclavagiste au Canada – Bibliothèque et Archives Canada (bac-lac.gc.ca)
Un site Web qui raconte l’esclavage qui a eu lieu au Canada et le mouvement antiesclavagiste au Canada.

Les Canadiens noirs en uniforme – une fière tradition : Anciens Combattants Canada
Les Canadiens noirs en uniforme – une fière tradition - Anciens Combattants Canada (veterans.gc.ca)
Ayant souvent dû surmonter de grands obstacles pour s'enrôler dans l'armée, les Canadiens noirs se sont démarqués par leurs sacrifices et leurs réalisations au fil des années.

Le mois de l’histoire des Noirs au Canada : Radio Canada 
Le Mois de l'Histoire des Noirs au Canada | RCI (rcinet.ca)
En février, comme chaque année, Radio-Canada souligne le Mois de l’histoire des Noirs par une programmation variée sur toutes ses plateformes. Ce site regroupe des contenus exclusifs et des archives récentes sur les réalités que vivent nos concitoyens noirs.

Ressources Internet sur l’histoire internationale des Noirs

Le Mois de l’histoire des Noirs : TD prêt à agir
Sur ce site Web on retrouve des événements à ne pas manquer, des ateliers et conférences ainsi que des personnages noirs en vedette.

Ressources sur l’anti-racisme

Ressources Internet canadiennes et internationales
Ressources antiracismes

Manifestation Black Lives Matter

Manifestation Black Lives Matter,
Vancouver 31 mai 2020

Source de l’image : GoToVan. “Black Lives Matter, Anti-racism rally at Vancouver Art Gallery.” Flickr. Accessed 11 Sept. 2020. Creative Commons License — Attribution, NonComercial 2.0 Generic.


Fondation canadienne des relations raciales
Front Page - Fondation canadienne des relations raciales (crrf-fcrr.ca)
La Fondation Canadienne des relations raciales est le principal organisme du pays à se consacrer à l'élimination du racisme et toutes les formes de discriminations raciales dans la société canadienne.

Parlez et Agissez : Finissons-en avec l’antisémitisme sans tarder
Parlez et Agissez - Page de garde (voicesintoaction.ca)
Ce programme pédagogique offert en ligne gratuitement répond aux exigences du curriculum des écoles secondaires au Canada. Examinez des enjeux de justice sociale - tant passés que présents. Apprenez à dénoncer la haine et toutes les formes de discrimination et adoptez des mesures pour y faire échec!

Alliance de la Fonction publique du Canada
Antiracisme | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)
L’AFPC est résolue à lutter contre le racisme et à promouvoir l’équité en emploi – dans les milieux de travail de ses membres, dans le syndicat et dans la société en général. On y retrouve aussi des ressources éducationnelles sur l’antiracisme.

Éducation interculturelle - Genially Mois de l’histoire des Noirs : Centre de services scolaires de Montréal
Genially Mois de l’histoire des Noirs – Éducation interculturelle (csdm.qc.ca)
Un blogue du Centre de services scolaires de Montréal qui propose multiples ressources pour les enseignants du primaire et du secondaire. On y retrouve une liste de vidéos IDÉLLO, des suggestions de livres et sites informatifs.

Livres sur l’éducation anti-racisme

Documentaire :

Monica Stothers

Monica Stothers (aujourd’hui Chertok) a écrit l’histoire du Manitoba lorsqu’elle est devenue la première femme noire à se joindre au Service de police de Winnipeg. Lorsqu’elle a fréquenté l’académie de police de Winnipeg, d’où elle a obtenu son diplôme en 1988, Monica a ressenti beaucoup de pression pour réussir. Elle savait qu’en recevant un insigne de police, elle ouvrirait la porte à d’autres femmes noires et marginalisées pour atteindre le même objectif.

Stothers a servi pendant 25 ans comme agente de police, se classant au rang de sergent et servant d’agente d’information publique du corps policier avant de prendre sa retraite. En 2008, la gouverneure générale du Canada lui a décerné la Médaille du service exemplaire de la police.

Image tirée du site : Weichert
Image utilisée avec permission

Intolérance et racisme, non! Par Florence Dutheil, 1re–3e

Voici Willie O’Ree par Elizabeth MacLeod, 1re–5e

Voici Viola Desmond par Elizabeth MacLeod, 1re–5e

Le premier livre de toutes nos couleurs par Alain Serres, 2e–5e

Vivre ensemble, les différences : guide pour un enfant citoyen par Laura Jaffé et Laure Saint-Marc, 2e–6e

La détermination de Viola Desmond par Jody Warner, 2e–7e

Le racisme et l’intolérance par Louise Spilsbury, 2e–7e

Le petit livre pour dire non à l’intolérance et au racisme par Florence Dutheil, 2e–8e

Le combat pour la liberté par Ian Morrison, 3e–5e

Brundibar par Tony Kushner, 3e–6e

La femme noire qui refusa de se soumettre, Rosa Parks par Éric Simard, 4e–6e

Zone grise sur les pistes du Yukon : le droit à l’égalité, peu importe sa couleur par Dustin Milligan, 4e–8e

Savoir faire face au racisme par Emmanuel Vaillant, 4e–8e

Noir, blanc ou poil de carotte : des enfants écrivent contre le racisme, 4e–8e

Mandela, l’Africain multicolore par Alain Serres, 4e–8e

Martin et Rosa: Martin Luther King et Rosa Parks, ensemble pour l’égalité par Raphaële Frier, 4e–8e

Au-delà de la haine : des jeunes écrivent contre le racisme, sous la direction de Gaëlle Brocvielle et Maurice Chalom, 7e–12e

Le grand livre contre le racisme sous la direction d’Alain Serres, 7e–12e

Je suis un homme, Martin Luther King par Eric Simard, 7e–12e

Rosa Parks : « non à la discrimination raciale » par Nimrod, 7e–12e

Chanter contre le racisme, images par C. Guyennon-Duchêne, 7e–12e

Comment parler du racisme aux enfants par Rokhaya Diallo, éducateurs/adultes

Halte à la haine! : comment les enfants apprennent et désaprennent les préjugés : guide de l’Anti-Defamation League par Caryl Stern-LaRosa et Ellen Hofheimer Bettmann, éducateurs/adultes

Le livre blanc de toutes les couleurs : abécédaire, illustré par Selçuk, éducateurs/adultes

Mettons fin au racisme! : guide d’organisation d’une activité antiraciste dans votre collectivité, préparé par le Programme du multiculturalisme du ministère du Patrimoine canadien, éducateurs/adultes


Fiction :

Le bus de Rosa par Fabrizio Silei, tous niveaux

Homme de couleur! Inspiré d’un conte africain et illustré par Jérôme Ruillier, M–4e

Mon ami Jim par Kitty Crowther, 1re–4e

Je veux qu’on m’aime par Leo Timmers, 1re–4e

L’étrangère par Emmanuelle Delafraye, 1re–4e

Le nuage bleu par Tomi Ungerer, 1re–4e

Peau noire, peau blanche par Yves Bichet, 1re–4e

La tourterelle triste par Sylvain Meunier, 3e–5e

Ping-pong contre Tête-de-Navet par Andrée Poulin, 3e–5e

Plumes et prises de bec par Mem Fox, 3e–5e

Coton blues : un conte par Régine Joséphine, 3e–6e

Un été aux couleurs d’Afrique par Dominique Payette, 3e–6e

Loin des yeux, près du cœur par Thierry Lenain, 3e–6e

Nina par Alice Brère-Haquet, 3e–6e

Rosalie 1 par Ginette Anfousse, 4e–7e

Coureurs des bois à Clark City par Viateur Lefrançois, 4e–7e
La cour couleurs : poèmes, rassemblés par Jean-Marie Henry, 4e–7e

Mon chien est raciste par Audren, 4e–7e

Les mots qu’il me reste : Violette Pesheens, pensionnaire à l’école résidentielle par Ruby Slipperjack, 5e–9e

La diablesse et son enfant par Marie Ndiaye, 5e–8e

Machin truc chouette par Hubert Ben Kemoun, 5e–9e

Un homme par Gilles Rapaport, 5e–10e

Le circuit de Kenjiro paar Sylviane Thibault, 5e–10e

Noir de peur par Barbara Haworth-Attard, 5e–10e

L’antihorloge 1 – Les fruits étranges de l’Alabama par Camille Bouchard, 7e–10e

CES, ouvre-toi par Gérard Hubert-Richou, 7e–10e

Le siècle des malheurs 5 – Cicatrices par Camille Bouchard, 7e–12e

Quand hurle la nuit par Mario Brassard, 7e–12e

Le noir passage par Jean-Michel Schembré, 7e–12e

La promesse de Sam par Martine Latulippe, 7e–12e

Je n’ai jamais vu un Noir aussi noir par Claudine Paquet, 7e–12e

Sweet sixteen par Annelise Heurtier, 7e–12e

La mémoire trouée par Élisabeth Combres, 8e–12e

Pilleurs de rêves par Cherie Dimaline, 9e–12e

L’emprise de la nuit par Stanley Péan, 10e–12e

Entre chiens et loups pr Malorie Blackman, 10e+

Le garçon qui courait par François-Guillaume Lorrain, 10e+

Le cavalier de l’Abeille par Camille Bouchard, 10e+

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