Raven Willoughby

- Collectivité d’origine :
a grandi à Carman, Manitoba; réside maintenant à Brandon, Manitoba
Identité culturelle : - Poste actuel :
Spécialiste de l’apprentissage en éducation autochtone – Division scolaire de Brandon - Éducation et formation :
B.A, B.Ed, M.Ed (programmes d'études et pédagogie) - Rôles et responsabilités :
Je fournis du soutien aux élèves et au personnel enseignant de vingt-quatre écoles, notamment en assurant la planification et l’accueil de gardiens du savoir dans les écoles, en offrant du perfectionnement professionnel et des enseignements, en gérant plusieurs subventions provinciales et des rapports connexes, et en participant à des comités communautaires autochtones.
Métis de la Rivière-Rouge
« Adopte une stratégie pour autochtoniser l’éducation, sois à l’aise, puis essaie une autre chose. Développe progressivement ton aisance et tes connaissances; ne t’attends pas à tout maîtriser d’un seul coup. »
Quels obstacles avez-vous eu à affronter et comment les avez-vous surmontés?
Me sentir assez autochtone. J’ai grandi en étant déconnectée de mon héritage culturel métis. Une grande partie de mes apprentissages se fait aux côtés des élèves. J’apprends chaque fois et de toutes les façons possibles, mais j’ai compris que l’enseignement des cultures autochtones est une responsabilité collective; je fais appel aux membres de la communauté et à des ressources appropriées.
Qu’est-ce qui ou quelle est la personne qui vous a inspirée à poursuivre la profession que vous exercez maintenant?
Ce poste n’est pas celui qui existait lorsque j’ai commencé à enseigner. Je donnais le cours Premières Nations, Métis et Inuits : sujets d’actualité à la Prairie Hope High School et je collaborais avec nos trois autres écoles secondaires afin de partager des enseignements et des activités. Mes échanges avec de nombreux Aînés et gardiens du savoir communautaires, de même que mon désir d’étendre ce travail à d’autres écoles, m’ont incitée à présenter ma candidature à ce poste. C’est l’enthousiasme que j’ai observé dans ce style d’apprentissage (présentations communautaires, activités axées sur le territoire, sorties éducatives vers des événements et des lieux porteurs de sens), ainsi que les liens que j’ai tissés avec des gardiens du savoir communautaires, qui m’ont inspirée à poser ma candidature à ce poste.
Quelles décisions importantes avez-vous prises qui vous ont aidée à être là où vous êtes aujourd'hui?
Je suis fréquemment sortie de ma zone de confort. J’étais formée pour enseigner au niveau secondaire, mais j’ai enseigné à la maternelle ainsi qu’en 7e année au cours de ma première année. J’ai enseigné aux niveaux intermédiaire et secondaire, puis un peu des deux; j’ai enseigné mes matières enseignables : l’anglais et les sciences humaines, mais aussi l’art dramatique, les sciences, etc., puis des rôles de soutien en réponse à l’intervention et à titre d’encadreur en amélioration continue. J’ai expérimenté diverses approches pédagogiques et présenté des demandes de subvention. Au moment où je croyais être sur le point d’accéder à mon « poste d’enseignement idéal », un événement de la vie est survenu et je me suis retrouvée à enseigner autre chose, ailleurs.
Message d’encouragement :
Commence là où tu es. Adopte une stratégie pour autochtoniser l’éducation, sois à l’aise, puis essaie une autre chose. Développe progressivement ton aisance et tes connaissances; ne t’attends pas à tout maîtriser d’un seul coup.


