Manitoba
Version imprimable

Éducation Manitoba

 

Pour consulter des fichiers en format PDF, Adobe Acrobat Reader doit être installé sur votre ordinateur. Vous pouvez télécharger ce logiciel gratuitement.

Télécharger Adobe Reader

Éducation à la citoyenneté

Subventions à l'innovation en éducation à la citoyenneté au Manitoba

Descriptions des projets 2009

Social Justice Spirit Week (semaine de sensibilisation à la justice sociale)
Argyle Alternative High School – de la 10e à la 12e année

À l’école secondaire Argyle Alternative High School, le groupe de justice sociale et droits de la personne a organisé une semaine de sensibilisation à la justice sociale. Cette semaine a consisté en quatre activités principales à l’échelle de l’école et elle visait à informer la population étudiante de l’école sur les droits de la personne. Le premier jour, nous avons rassemblé tout le monde et présenté une introduction aux droits de la personne sous la forme d’un petit aperçu général des droits de la personne et d’un jeu appelé Penny Grab, qui visait à illustrer la répartition inégale des richesses et du pouvoir dans le monde. Cette répartition se fait sans que la population des différents pays ait la possibilité d’exercer son choix ou de donner son consentement.

Notre plus grosse manifestation s’est déroulée la deuxième journée. Il s’agissait d’une simulation d’expérience de réfugiés appelée Passages. Cette simulation a été conçue par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et adaptée à notre école par notre groupe de défense des droits de la personne. Là encore, nous avons rassemblé les élèves et tout le personnel de l’école, cette fois dans le champ à l’extérieur. La simulation a consisté en sept activités qui ont montré aux élèves ce que c’est qu’être réfugié. Elle a commencé quand les élèves et le personnel ont été divisés en groupes au hasard et se sont vus remettre une feuille de données sur la famille. Cette feuille leur expliquait qui faisait partie de leur famille et les renseignait un peu sur leur situation. Certains personnages étaient blessés, certains étaient orphelins, certains avaient perdu tous leurs enfants. Au cours d’une autre activité, les élèves ont eu les yeux bandés, ont été séparés de leur famille et ont dû se retrouver sans être capables de voir. Cela devait simuler l’expérience de réfugiés dans un pays ravagé par la guerre, où les combats dans leur ville risquent de les séparer des autres membres de leur famille et où il peut être difficile de se retrouver à cause de la poussière et de la fumée. Dans le cadre d’une autre activité, les élèves ont été entassés dans un endroit bien délimité pour qu’ils se rendent compte qu’il n’est pas toujours possible de trouver un abri confortable sur la route menant au camp de réfugiés. Toutes les activités représentaient une partie de l’expérience des réfugiés. Une fois la simulation terminée, nous avons eu une séance de récapitulation au cours de laquelle les élèves ont expliqué ce qu’ils avaient ressenti et donné des suggestions sur la façon dont on pouvait améliorer l’exercice de simulation. Les élèves ont indiqué qu’ils se sentaient tristes, choqués, coupables et très désireux de faire quelque chose pour les réfugiés.

Le troisième jour de notre semaine de sensibilisation à la justice sociale, les élèves ont eu une occasion de faire quelque chose de concret à propos de ce qu’ils avaient appris. Chol Kelei, l’un des membres de l’association The Lost Boys and Girls of Sudan, est venu à notre école parler de son expérience de réfugié. Il a parlé pendant 30 minutes et les élèves étaient absolument fascinés et complètement perturbés par ce qu’il avait à dire. Puis, il a donné la parole aux élèves et a été inondé de questions intéressantes et perspicaces. Nous avons été obligés d’interrompre la séance au bout d’une heure de questions. Les élèves ont notamment retenu que Chol avait été obligé de boire de l’eau sale dans des flaques tellement il avait soif et qu’il allait à l’école sous un arbre dans le camp de réfugiés.

Le quatrième et dernier jour, nous avons organisé un Hunger Banquet. Ce banquet visait à montrer aux élèves comment la nourriture est répartie inéquitablement dans le monde et que ce n’est ni la faute ni le choix des populations qui vivent dans les pays en développement ou dans les pays développés. Les élèves ont été divisés par mois de naissance et on leur a remis des billets de trois couleurs différentes selon leur mois de naissance. Cinq élèves seulement ont obtenu un billet rose, qui leur donnaient droit à la table la plus prestigieuse de la « salle de réception », avec fine porcelaine et couverts en argent, le tout disposé sur une nappe en dentelle. Huit élèves ont obtenu des billets bleus, qui leur donnaient droit à une table également joliment décorée mais pas aussi spectaculaire que la rose. Les autres élèves ont reçu des billets jaunes et devaient aller s’entasser dans un petit endroit bien délimité où ils étaient obligés de rester debout. À la table prestigieuse, les élèves ont obtenu quatre bouteilles de boisson gazeuse, autant de pizza qu’ils voulaient et ils se sont fait servir comme des princes. À l’autre jolie table, les élèves ont eu quatre pizzas pour tout le groupe et deux bouteilles de boisson. Dans la partie délimitée, les élèves ont reçu un grand bol de riz, sans assiettes ni couverts. Ils ont aussi dû attendre leur nourriture. Nous avons parlé aux élèves qui avaient trop à manger et leur avons demandé ce qu’ils ressentaient. Ils se sentaient coupables et voulaient partager avec le plus grand groupe. Pareil pour le deuxième groupe privilégié. Les élèves du plus grand groupe étaient frustrés, en colère et jaloux. Un représentant de la Banque canadienne de grains, Dave Colvinson, nous a aidés à faire le bilan de l’exercice en expliquant aux élèves que c’était vraiment cela la réalité du monde. Il les a informés sur la pénurie de nourriture et a discuté avec eux de ce qu’ils pouvaient faire pour contribuer à une répartition équitable de la nourriture dans le monde. On a notamment mentionné l’achat de produits du commerce équitable, le fait de manger moins et de faire davantage de dons aux banques d’alimentation et aux organismes de charité, la mobilisation en faveur des pays en développement avec des organisations comme l’ACDI. Après la discussion, nous avons offert à tous les élèves de la pizza et de la boisson pour leur montrer qu’il est possible de redistribuer la nourriture si on est vraiment décidés à le faire.

Ce projet a aidé les membres du groupe de défense des droits de la personne à évoluer comme citoyens en leur donnant un moyen d’éduquer les autres élèves et en leur donnant une occasion de concrétiser une de leurs passions. La population étudiante a appris bien des choses sur des questions que beaucoup parmi eux ignoraient. Les élèves se passionnant déjà pour les questions locales qui les touchent directement, ce projet les a aidés à évoluer comme citoyens du monde engagés dans la création d’un monde juste pour tous.

Si je pouvais changer quelque chose, je ferais davantage de publicité au début du projet. Certains élèves ont dit qu’ils auraient aimé aider s’ils avaient su qu’un tel projet était en train d’être mis sur pied.

Retour au haut de la page

P est pour Provencher
École Provencher – de la 4e à la 8e année

Quand nous avons entrepris notre projet, P est pour/is for Provencher, nous nous sommes dit que notre école possédait une histoire très riche et nous voulions être sûrs que tout le monde le savait. Nous pensons que notre livre est un grand succès. P est pour/is for Provencher a réussi à capter l’histoire de notre école et à permis à l’ensemble des élèves et du personnel de participer à un projet dont ils vont pouvoir être fiers pendant des années. Nous pensons aussi que le produit fini est de tellement bonne qualité que d’anciens élèves et membres du personnel voudront peut-être l’acheter.

Nous avons voulu faire un livre alphabétique incluant les nombreux aspects historiques et physiques de l’École Provencher, qui a plus de 100 ans. Nous avons commencé par faire une présentation au personnel pour obtenir ses commentaires et ses idées, et aussi pour être sûrs qu’il serait de la partie. Ensuite, la bibliothécaire-enseignante est allée de classe en classe présenter l’idée aux élèves et faire un remue-méninges pour établir une liste alphabétique. Un comité composé de quatre membres du personnel a examiné les idées et dressé une liste définitive. La liste prévoyait un thème pour chaque lettre de l’alphabet, certains thèmes étant en anglais et d’autres en français; par ex. : P is for/est pour Provencher, G est pour gymnase, Q is for quilt, etc.

Nous avons invité notre source d’inspiration, soit l’auteur du livre G is for Golden Boy, Larry Verstrate, à venir parler aux élèves de la 4e à la 8e année sur le processus d’écriture et sur les étapes qu’il a suivies pour écrire son livre. Nous avons attribué des lettres et des mots précis aux différentes classes pour qu’elles entreprennent les recherches. Après ce travail de recherche, les classes ont rédigé le texte de leurs lettres ainsi qu’un poème de quatre vers. Nous avons consulté la conseillère en arts de la division, Karen Geist, pour qu’elle nous aide à terminer la partie artistique du livre. Elle est venue à l’école et a suggéré quelques idées au personnel, que les enseignants ont ensuite présentées à leurs élèves. Le comité a ensuite révisé le texte et soumis l’ébauche définitive et les illustrations à l’imprimerie Art Book Bindery.

La préparation du livre a donné aux élèves des occasions d’apprendre l’histoire de leur école et de leur communauté. Elle leur a aussi permis de s’exprimer et de créer ce document spécial qui, non seulement illustre l’histoire de leur école mais témoigne aussi de leur créativité, de leurs idées et de leurs talents. Avec ce livre, les élèves disposent d’un produit final dont ils peuvent être fiers. La publication documente également de façon permanente et professionnelle l’histoire de l’école et elle figurera dans toutes les classes de l’école et dans toutes les bibliothèques de la collectivité.

En faisant le bilan de l’exercice, le temps est le seul véritable problème que nous avons dû affronter. S’il fallait refaire l’exercice, nous établirions les dates limites de façon à nous donner plus de temps à la fin pour la révision.

Retour au haut de la page

Self-Sustaining Student Documentary Project (projet de documentaire réalisé par les élèves eux-mêmes)
Gimli High School – de la 9e à la 12e année

Résumé des activités entreprises dans le cadre du projet :

  • On a formé un groupe d’élèves qui s’intéressent au cinéma, aux questions de justice sociale et au changement positif.
  • Les élèves ont choisi le sujet principal du projet, soit l’inclusion des personnes handicapées.
  • Les élèves ont déterminé certains des principaux thèmes du documentaire : qu’est-ce que ça signifie être une personne handicapée; quels sont les différents points de vue sur l’inclusion; qu’est-ce que c’est que de faire l’expérience d’un handicap et de l’exclusion; quelle est la pratique exemplaire actuellement en place dans les écoles; les personnes handicapées ont-elles un avenir prometteur après l’école; comment ces élèves réussissent-ils à faire plus que ce qu’on leur demande; quelle est la différence entre l’empathie et l’apitoiement; comment se fait-il qu’on remarque d’abord le handicap et la personne ensuite; quelle est la différence entre traiter équitablement et traiter de la même façon.
  • Les élèves ont choisi les personnes qu’ils voulaient interviewer (parents, élèves, administration, membres de la collectivité, etc). Ils ont abordé certaines personnes en particulier. Ils ont également décidé des éléments visuels qu’ils voulaient inclure pour faire passer le message.
  • Randy Guest a été invité à venir passer une semaine à filmer les élèves. Il a pris soin de laisser ces derniers décider de toutes les questions se rapportant au contenu, notamment le tournage, la réalisation, la mise en scène et les entrevues. Les questions d’entrevue ont également été préparées par les élèves.
  • L’étape suivante a consisté à faire le montage. Dans notre documentaire précédent sur l’homophobie, cela a signifié faire appel à notre groupe d’élèves pour déterminer l’orientation générale du contenu puis à demander à notre cinéaste de créer une ébauche de documentaire que nous puissions visionner et commenter. Nous avons ensuite demandé aux élèves de faire leurs commentaires pour essayer de les inclure dans le produit final.

Points forts du projet – comment le projet a-t-il aidé les élèves à évoluer comme citoyens?

  • Jusqu’à 50 personnes ont participé à ce projet. Pour certaines, cela a suscité un engagement profond.
  • Ce projet peut influer sur les opinions et les actes de centaines de personnes.
  • Les élèves ont fait preuve de leadership et « personnifié le changement » en se servant de ce documentaire. Ils ont veillé au succès du projet.
  • En fait, les élèves handicapés ont été les leaders à différentes étapes du projet. Je trouve que cela a rendu l’expérience unique par rapport à ce qui se fait d’habitude dans la structure de l’école.

Que feriez-vous différemment?

  • Nous recruterions de façon plus intensive pour présenter un documentaire plus équilibré. C’est quelque chose qui manque mais nous pouvons quand même veiller à cela à l’étape du montage.
  • J’aurais vu les pièges et je les aurais évités (plus de détails ultérieurement).

Résultats inattendus :

  • Sur une note positive, je suis content du métrage extraordinaire que nous avons réalisé en filmant des familles et des élèves handicapés. Leur message a été bien entendu. Il y a eu beaucoup de moments magiques. J’ai hâte que le documentaire soit prêt.
  • Quand nous avons choisi ce sujet, je ne savais pas qu’il serait aussi explosif qu’il l’a été. Sans divulguer de renseignements confidentiels, disons simplement que ce projet était presque voué à l’implosion à cause de points de vue individuels et d’histoires anciennes impliquant un élève, des familles, le personnel de l’école, une autre école et des membres de la collectivité, dont je n’étais absolument pas au courant. On m’a attaqué personnellement pour avoir entrepris un projet qui, pour certaines personnes, remettait en question le statut quo et qui, pour d’autres, n’allait pas assez loin. J’ai dû repousser le projet de plusieurs mois pour calmer les esprits. En conséquence, beaucoup de personnes se sont désistées pour l’entrevue en raison de craintes et de malentendus. Pour moi, l’expérience a été très difficile et pénible. La question a été posée mais elle n’est pas résolue.

Retour au haut de la page

Student Voice Group (le point de vue des élèves)
Glenelm School – de la 4e à la 6e année

Le groupe Student Voice est composé de 38 élèves de 4e, 5e et 6e années. Grâce à ses divers projets mensuels de service communautaire, il a planifié, fait de la recherche, organisé et transmis pleins de renseignements aux autres élèves de l’école.

En septembre, nous avons organisé notre première campagne de sensibilisation et collecte de fonds. Nous nous sommes associés à l’organisme Siloam Mission et avons demandé aux responsables ce dont ils avaient besoin. Ils ont dit que de nouvelles chaussettes leur permettraient d’aider les sans-abris auxquels ils offrent des services tous les jours. Toute l’école s’est servie d’un programme d’études conçu par la Ladybug Foundation pour sensibiliser les gens au problème des sans-abris et solliciter leur empathie. Nous avons collecté 500 paires de chaussettes pour Siloam Mission et l’équipe de Student Voice est allée visiter les locaux de l’organisme.

En octobre, nous avons organisé une collecte de sacs en plastique. Le groupe Student Voice a appris comment et avec quoi on fabrique les sacs en plastique. Il a appris aussi que les sacs en plastique faisaient du mal aux animaux et à l’environnement. Les membres du groupe ont présenté ces renseignements aux autres classes et obtenu le soutien des élèves pour amasser autant de sacs en plastique que possible en une semaine. C’est ainsi que l’école a recueilli 863 sacs qui ont été recyclés en disques volants (Frisbee) par la compagnie BFI Canada. Les élèves de Student Voice ont aussi ratissé des feuilles pour les personnes âgées qui habitent près de l’école. Cette activité a donné encore plus de poids à notre devise qui dit que tout le monde peut apporter un rayon de soleil dans la journée de quelqu’un d’autre. Nous avons aussi prévu une collecte de bonbons pour laquelle les élèves devaient apporter leurs bonbons d’Halloween et les partager avec des enfants de la ville qui n’ont pas l’occasion de sortir ce soir-là. C’est ainsi que nous avons récolté 175 livres de bonbons et que nous en avons donné la moitié au Centre Saint-Amant et l’autre moitié au Manoir Ronald McDonald. En octobre, nous avons également apporté notre soutien à l’Unicef. Comme école, nous avons appris comment les enfants vivent en Afrique. Nous avons aussi appris ce que nous pouvions faire pour aider et avons recueilli 510,78 $ au profit de l’Unicef.

En novembre, chaque classe est allée visiter le M.C.C. Nous avons appris que le M.C.C. aide les gens dans les pays en développement. Après la visite de l’entrepôt, nous avons travaillé à la chaîne et préparé des sacs d’école contenant des fournitures scolaires de base pour les enfants de ces pays.

En décembre, nous avons organisé une vente d’articles d’occasion que les élèves pouvaient acheter comme cadeaux de Noël pour les membres de leur famille. Cela a incité au recyclage et permis d’éviter que ces articles soient jetés à la décharge publique. Chaque article coûtait 25 sous et nous les avons tous emballés pour les élèves. Au total, nous avons recueilli 216,36 $ que nous avons donnés au M.C.C. pour financer les programmes qu’il met sur pied dans les pays en développement.

En janvier, nous avons appris toutes sortes de choses sur les mines terrestres : ce qu’elles sont, comment elles sont posées et les dégâts qu’elles causent aux populations. Nous avons organisé une vente de biscuits et récolté de l’argent destiné à la Croix-Rouge pour aider au déterrement sécuritaire de ces mines. Nous avons demandé à deux épiceries locales de nous aider avec la vente, ce qu’elles ont fait en donnant des bons-cadeaux que nous avons utilisés pour acheter des biscuits. Beaucoup d’élèves ont préparé des biscuits pour les vendre et presque tous en ont acheté un. Ce qui est plus important, c’est qu’ils savaient quelle cause ils appuyaient en achetant les biscuits. Comme le tremblement de terre a frappé Haïti juste avant le début de la vente, le groupe Student Voice a décidé de versé la moitié de l’argent pour les activités de secours à Haïti. Nous avons récolté 299,78 $ que nous avons donnés à la Croix-Rouge au profit de ces deux causes.

En février, chaque classe est allée à Winnipeg Harvest. Nous avons appris ce que fait l’organisme puis nous sommes allés à l’entrepôt pour remplir des boîtes de pommes de terre. En tout, l’école a fait don de 202 livres de nourriture en boîtes de conserve et a empaqueté 11 250 livres de pommes de terre. Cela a aidé à nourrir 1 455 familles, ici-même à Winnipeg.

En mars, le groupe Student Voice a fait appel à un soldat canadien qui habite dans notre communauté. Celui-ci est venu parler à toutes les classes de son expérience en Afghanistan. Chaque élève a adressé une lettre à un soldat canadien en mission à l’étranger, dans neuf pays différents. Jusqu’à présent, nous avons reçu des réponses de soldats en poste à Haïti, au Kosovo et en Afghanistan. L’école a aussi participé à un concours de consommation de tartes. Nous avons vendu des billets à 25 sous l’unité puis avons tiré au sort six noms dans chaque classe. Les élèves devaient d’abord se mesurer l’un à l’autre puis aux membres du personnel. Nous avons versé tout l’argent ainsi récolté (soit 251,12 $) à la Children’s Hospital Foundation of Winnipeg pour aider les enfants malades.

En avril, les membres de Student Voice sont allés visiter l’usine de recyclage responsable des boîtes bleues à Winnipeg. Nous avons appris ce qui arrive à tous les articles qui vont dans nos boîtes bleues. Après la visite, le groupe est revenu à l’école pour éduquer les autres élèves. À l’occasion de la Semaine de la terre, tous les matins, nous avons annoncé des informations ponctuelles à l’ensemble de l’école sur le recyclage. Nous avons aussi organisé une activité consistant à poser, chaque jour, une question de mathématiques complètement loufoque. Les élèves pouvaient essayer de la résoudre tout seuls ou chez eux avec leurs parents puis mettre leur réponse dans une boîte en espérant pouvoir gagner un prix si elle était sélectionnée à l’issue d’un tirage quotidien.

En mai, l’école à participé à un nettoyage communautaire. Chaque classe était chargée de nettoyer une rue différente dans le quartier. De même, le groupe Student Voice a commencé à s’informer sur l’eau potable et le manque d’eau potable dans certaines parties du monde. Les élèves de ce groupe se préparent à organiser la dernière campagne de sensibilisation et de financement de l’année. Il s’agit de collaborer avec une organisation canadienne appelée Watercan, qui apporte de l’eau potable et des installations sanitaires dans des villages africains.

En conclusion, l’école a participé, cette année, à de nombreux projets de service communautaire axés à la fois sur la scène locale et sur la scène internationale. Ce qui n’a pas changé, c’est l’idée que chacun et chacune peut agir, même en faisant un tout petit geste, pour ajouter une note positive à la journée de quelqu’un d’autre.

Points forts des projets :
Les divers projets auxquels notre école a participé ont visé à faire comprendre aux élèves qu’ils disposent de beaucoup de choses pour lesquelles ils peuvent s’estimer heureux. Ils leur ont donné l’occasion d’aider quelqu’un d’autre. Ils leur ont aussi fait voir que la plupart des gens dans le monde ne vivent pas comme eux.

Que feriez-vous différemment?
Je ferais participer un plus grand nombre de parents. J’ai emmené trois parents d’élèves lors de notre visite de la Siloam Mission. Aucun n’y était allé auparavant et n’était au courant de ce que fait l’organisme.

Résultats inattendus :
En planifiant chaque activité, les membres du groupe Student Voice se sont demandés si le reste de l’école et la communauté allaient y participer pleinement. Ils espéraient un engagement total et ont été agréablement surpris de l’enthousiasme et de la curiosité des participants pour chacun des projets.

Retour au haut de la page

The Gift of Kindness (le cadeau de la gentillesse)
Hamiota Collegiate Institute – de la 6e à la 12e année

La classe de 12e année de l’Hamiota Collegiate a initié le projet The Gift of Kindness. Au début de l’année scolaire, le personnel a demandé aux 25 élèves s’ils voulaient organiser quelque chose de spécial pour leur dernière année d’école secondaire. Il a donné aux élèves le temps de faire un remue-méninges et de discuter de la façon dont ils voulaient peut-être faire une différence dans leur école, dans leur localité ou dans le monde. Les suggestions de ces jeunes citoyens et citoyennes ont servi de base au projet.

Les idées suggérées par les élèves pour promouvoir la gentillesse dans leur école, leur collectivité et leur division scolaire ont été les suivantes :

  • organiser un lancer de nounours au cours d’une partie de hockey d’élèves du secondaire et les distribuer à des enfants défavorisés pendant les vacances de fin d’année;
  • amasser de la nourriture pour préparer des paniers au profit de familles défavorisées et les distribuer pendant les vacances de fin d’année;
  • accueillir un(e) conférencier(ière) (de préférence du programme Rachel’s Challenge) pour encourager les actes de gentillesse quotidiens
    • inviter tous les élèves de la 6e à la 10e année de l’Hamiota Collegiate à assister à la présentation
    • dans la mesure du possible, inviter d’autres élèves de la division scolaire Park West à assister à la présentation
    • dans la mesure du possible, organiser une séance en soirée avec les membres de la collectivité;
  • sortir de l’école pendant une journée et faire du bénévolat pour une organisation de charité.

Depuis leur première séance de planification en octobre 2009, les élèves de 12e année ont organisé et dirigé une campagne de collecte de nourriture et un lancer de nounours. Avec l’aide du personnel de l’école et de membres de la collectivité, le groupe a planifié, annoncé et organisé ces deux événements avec succès. Il a ainsi récolté plus de 140 peluches et beaucoup de boîtes de nourriture au profit du Christmas Cheer Board local. En réponse au tremblement de terre qui a secoué Haïti, le groupe a recueilli des dons destinés aux activités de secours dans le pays. Pour ceux et celles qui voulaient faire un don, les élèves ont mis sur pied un système de collecte à l’école et ils ont versé plus de 200 $ à la Croix-Rouge. Ils ont aussi organisé une campagne de financement au profit des services de soins palliatifs dans la collectivité locale.
Leur activité suivante a été d’accueillir le programme Rachel’s Challenge à l’école. Le programme vise à inspirer chaque personne et à lui donner les outils nécessaires pour qu’elle apporte un changement positif et permanent à la culture de son école, de son entreprise et de sa collectivité en commençant une réaction en chaîne d’actes de bienveillance et de compassion. Les élèves ont organisé une présentation à l’école le 4 mai 2010, à laquelle tous les élèves et tous les membres du collège ont assisté. D’autres élèves et membres du personnel de la division scolaire Park West ont également été invités et plusieurs écoles ont accepté l’invitation. Des membres de la collectivité ont aussi été invités mais, du fait que la présentation se déroulait pendant la journée de travail, leur participation a été limitée. C’est un aspect que nous aimerions améliorer. Le programme Rachel’s Challenge prévoit quand même une séance communautaire en soirée mais cela représentait des frais supplémentaires et nous ne disposions pas des fonds nécessaires cette année. La présentation a été très émouvante et un certain nombre d’élèves ont fait des commentaires sur l’impact qu’elle avait produit sur eux. Après la présentation, les représentants des élèves ont encouragé leurs camarades à signer une bannière si ceux-ci étaient prêts à relever le défi de Rachel, c’est-à-dire à faire preuve de bienveillance, à oser rêver, à regarder le meilleur d’autrui et à faire des gestes positifs. Un nombre impressionnant d’élèves a signé la bannière pour relever le défi.
La classe de 12e année a servi le déjeuner avant que la séance de formation de l’après-midi ne commence. Cette séance a permis aux élèves d’apprendre diverses façons de promouvoir la bienveillance dans leur école et leur collectivité et leur a fourni un certain nombre d’exemples de petits gestes de bonté qui ont fait une grande différence. Lorsque le conférencier du Rachel’s Challenge a conclu sa présentation, les représentants des élèves ont formé des groupes rassemblant des élèves de niveaux scolaires différents en vue de trouver des idées de changements positifs pour leur école et leur collectivité. Chaque groupe a été inspiré et a proposé des idées, et il a consacré le reste de la journée d’école à exécuter l’une de ses suggestions. Certains élèves ont confectionné des cartes de remerciement pour les conducteurs d’autobus scolaires et les concierges, et d’autres ont préparé des affiches de citations qu’ils ont installées dans les couloirs. Parmi les projets à plus long terme qui ont été entrepris ce jour-là, citons les suivants : collectionner les anneaux de cannettes de boisson pour des organismes de charité et célébrer les fêtes en remettant une carte de souhaits à chaque élève et en organisant des journées avec petits gâteaux de fête tous les mois. En très peu de temps, il s’est produit de nombreux changements positifs qui vont continuer à développer le sens de la citoyenneté à l’école, dans la division et dans la collectivité. Ces actes de gentillesse vont se poursuivre par l’intermédiaire du Friends of Rachel Club (club des amis de Rachel) que les élèves ont mis sur pied après la journée du Rachel’s Challenge. La création du club a été l’un des événements inattendus qui a découlé de la présentation et nous sommes heureux d’ajouter le club à notre liste de clubs et activités. Le club, dont la mission est notamment de continuer à promouvoir la bienveillance, est maintenant dirigé par un conseil et il compte un certain nombre de membres parmi les classes de la 6e à la 11e année.
Le groupe d’élèves de 12e année qui a lancé ce projet s’est efforcé d’avoir une forte présence et d’apporter sa contribution dans la collectivité locale et dans le monde. Cependant, il a aussi incité d’autres élèves à être de bons citoyens et citoyennes. À l’aide d’activités, il a encouragé les autres élèves, le personnel de l’école et les membres de la collectivité à être de meilleurs citoyens et citoyennes et à faire quelque chose pour leur école ou leur collectivité. The Gift of Kindness a été une excellente façon d’apprendre « concrètement » des notions de citoyenneté et, à l’initiative des élèves, ce projet a profité aux citoyens et citoyennes non seulement à l’école mais aussi à l’extérieur de l’école. Même si le projet a été conçu pour une année, il est évident que les effets positifs du « cadeau de la gentillesse » vont durer des années.

Retour au haut de la page

What It Means to be Canadian - Canadian, Immigrant and Refugee Students Learning Together (la citoyenneté canadienne – des élèves canadiens, immigrants et réfugiés apprennent ensemble ce que c’est)
John Pritchard School – 9e année

Comme école associée de l’UNESCO, il était important pour nous que tous les élèves qui souhaitaient prendre part au voyage à Ottawa soient inclus, en particulier les élèves d’anglais langue additionnelle (ALA). Les trois élèves qui se sont joints à nous étaient originaires du Vietnam, du Nicaragua et de l’Érythrée. C’était pour eux une occasion de participer, avec leurs camarades canadiens, à une expérience d’apprentissage qui allait leur permettre de devenir des citoyens actifs et responsables.

En arrivant à Ottawa, les élèves ont été emmenés en autobus à l’Université Carlton, où ils ont passé cinq nuits. Non seulement ils ont été nourris et logés mais ils ont connu directement l’expérience de la vie universitaire. Le premier jour, ils ont visité le Parlement et la Chambre des Communes, et ils ont assisté à la période des questions. Ils ont rencontré notre députée fédérale, Mme Joy Smith, qui les a invités à déjeuner dans une salle à manger privée, habituellement réservée aux personnalités politiques. Ils ont eu l’occasion de l’écouter expliquer son rôle dans la vie politique canadienne, de discuter avec elle et de lui poser des questions. Comme ils représentent la prochaine génération, elle les a encouragés à s’exprimer sur les questions qu’ils jugent importantes. Une partie de la discussion a porté sur le rôle des jeunes dans la société canadienne et leur influence dans l’avenir.

Les élèves ont également visité la Cour suprême du Canada et participé à une simulation de procès. Chaque élève devait assumer un rôle, par exemple celui d’avocat de la défense, de procureur et de juge. Ils se sont ainsi informés directement sur le système judiciaire canadien. Pour les élèves d’ALA, il s’agissait d’une expérience unique, car les gouvernements et les systèmes juridique et judiciaire de leurs pays ne reposent pas toujours sur la présomption d’innocence ni sur les valeurs démocratiques.

Les élèves ont passé une autre journée à visiter le Musée canadien de la guerre. Ils ont participé à une démonstration et à une discussion du rôle des soldats canadiens en Afghanistan. La démonstration incluait notamment des photos, l’occasion de porter des articles militaires comme un gilet pare-balles et un casque. Les élèves ont été invités à poser des questions et à converser avec les guides. À leur tour, ils ont dû répondre à des questions sur la façon dont ils réagiraient à divers scénarios militaires. Eux-mêmes ou leurs familles ayant vécu la guerre, les élèves d’ALA ont partagé des récits différents et éclairé les élèves canadiens. En quelque sorte, ils ont fait office d’experts dans un domaine où aucun des élèves canadiens n’avait d’expérience.

Une autre journée s’est déroulée au Musée canadien des civilisations. Les élèves ont fait la visite du musée et eu un aperçu de l’histoire du Canada et des nombreuses cultures qui cohabitent dans le pays. Selon eux, c’est la galerie des totems qui les a le plus marqués. Ils se sont informés sur toutes les cultures autochtones du Canada – depuis les Autochtones de la côte Ouest à ceux des plaines – ce qui leur a permis de mieux comprendre et apprécier les Premiers Peuples. Ils ont également appris bien des choses sur les premières colonies européennes et sur la diversité culturelle du Canada.

Le Musée des beaux-arts du Canada a été l’un des points saillants du séjour. Nos élèves l’ont tout simplement adoré. Le guide s’est concentré sur plusieurs tableaux représentant différents points de vue. Les élèves ont également visité Rideau Hall, la résidence de la gouverneure générale, notamment les salons officiels où la gouverneure reçoit les diplomates et chefs d’État.

Non seulement les élèves ont eu l’occasion de s’informer sur l’histoire du Canada, nos divers rôles dans le monde et notre système politique mais ils ont également eu plusieurs occasions de faire connaissance entre eux et d’apprendre les rapports sociaux dans un contexte canadien. Ils ont tous liés connaissance au cours de quelques activités générales de détente. C’est ainsi qu’ils ont fait une promenade à bicyclette dans Ottawa, une expérience bien différente dans le paysage vallonné de la capitale par rapport aux routes toutes plates des prairies. Ils ont dû apprendre à travailler en groupe, à compter les uns sur les autres, à prendre soin des autres membres du groupe et à suivre des directions (toutes en anglais). Non seulement les élèves d’ALA ont appris à se fier à leurs camarades canadiens et à socialiser avec eux mais les élèves canadiens ont appris à les connaître et tout le monde a appris à compter sur les autres et à s’amuser en groupe. Le parc LaFleche leur a présenté quelques défis – physiques et sociaux – mais aussi, il leur a donné des occasions de sympathiser, de prendre soin des autres membres du groupe et de travailler collectivement.

Parmi les points forts, il faut signaler que ce projet a permis aux élèves de tisser des liens d’amitié, de découvrir et de respecter leurs différences. Il leur a également permis d’apprendre de façon concrète ce qu’est le Canada et ce que c’est que d’être Canadien ou Canadienne, et de relier leur expérience à ce qu’ils apprennent dans leur manuel scolaire. Il a donné aux élèves d’ALA une occasion dont ils n’auraient jamais pu bénéficier sans le soutien financier de la subvention. Nous avons remarqué que le voyage à Ottawa a donné à ces élèves une confiance accrue pour participer pleinement à la vie de l’école et non plus de façon accessoire. Au départ, nous ne nous attendions pas à cette transition aussi marquée entre leur présence quelque peu à l’écart et leur enthousiasme débordant pour s’intégrer complètement dans l’école. En partageant cette expérience, chaque élève a appris à percevoir l’autre comme un être égal et un(e) ami(e).

Retour au haut de la page

Project Unity (projet Unité)
Kildonan East Collegiate – de la 9e à la 12e année

Musée du Manitoba – Toute la classe est allée voir le Musée du Manitoba. Cela a été une expérience fantastique pour les élèves parce que le voyage était fascinant, amusant et éducatif. Chaque élève a eu l’occasion de voir les expositions et de manipuler des objets liés à l’histoire du Manitoba. En conséquence, les élèves ont pu élargir leurs connaissances du Manitoba et accroître leur sentiment d’appartenance à la communauté manitobaine.

Zoo et parc Assiniboine – Les élèves ont visité l’endroit et obtenu des informations plus précises sur les espèces indigènes et sur les espèces étrangères. Ils ont également visité les jardins Leo Mol où ils ont pu admirer les magnifiques sculptures de l’artiste.

Promenade en ville – Les élèves ont eu l’occasion de visiter divers lieux dans la ville et ses alentours, notamment Bridge Drive Inn, La Fourche et Saint-Boniface.

Musée du patrimoine mennonite – Les élèves ont eu l’occasion de visiter le musée et de s’informer sur la culture et le mode de vie des Mennonites, depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours.

Fête de fin d’année – Une fête de fin d’année est prévue au cours de laquelle les élèves et les jeunes ambassadeurs pourront sélectionner les divers aliments qu’ils souhaitent déguster.

Points forts du projet :
Le Programme des jeunes ambassadeurs a été conçu pour faciliter la transition de jeunes récemment arrivés au Canada dans leur nouvel environnement. Les jeunes ambassadeurs sont un groupe diversifié de représentants d’élèves qui offrent soutien, réconfort et orientation aux nouveaux élèves canadiens. Ils les ont exposés à la culture canadienne en les invitant à participer à des activités initiées par l’école. Cela a permis aux élèves d’ALA d’élargir leurs connaissances sur la culture, la société et l’éducation canadiennes. En moyenne, de 20 à 30 élèves ont participé aux activités et le projet a remporté un grand succès.
Que feriez-vous différemment?

J’inviterais les frères et sœurs ainsi que les ami(e)s des élèves à prendre part aux excursions. Il y a bien eu quelques tentatives faites en ce sens à la dernière minute mais, en raison du court préavis, les demandes n’ont pu être acceptées.

Résultats inattendus :
Les résultats que nous attendions se sont concrétisés. Toutefois, rien au départ n’indiquait que d’autres membres des familles s’intéressaient à participer aux activités.

Retour au haut de la page

Creating Compassionate Community Members(susciter la compassion au sein de la collectivité)
Linden Christian School – 7e année

En 7e année, le principal objectif de notre programme de sciences humaines est d’aider les élèves à acquérir les connaissances, les compétences, les valeurs et l’enthousiasme nécessaires pour devenir des membres de la collectivité animés de compassion, et de leur apprendre à faire une différence dans leur monde. Cela correspond non seulement aux objectifs du programme d’études manitobain mais aussi à un aspect de la vision de notre école. Avec l’argent de la subvention, notre intention était de poursuivre les activités que nous avions entreprises les années précédentes.

Tout au long de l’année et au cours de notre unité sur la citoyenneté mondiale et le développement international, les élèves n’ont cessé de dire qu’ils ne voulaient pas seulement étudier les problèmes mais qu’ils souhaitaient faire concrètement une différence dans la vie des gens touchés par la pauvreté. Cette année, ils ont choisi de mettre l’accent sur l’éducation dans le monde. Cette décision a découlé en grande partie de notre visite au M.C.C., où nous nous sommes informés sur certains des problèmes et où nous avons passé du temps à préparer des trousses scolaires. Après cela, nous avons consacré plusieurs leçons à la valeur de l’éducation, à faire des recherches sur les 103 millions d’enfants qui ne fréquentent pas l’école et à essayer d’expliquer les raisons de cette situation. Le but ultime des élèves était de recueillir de l’argent pour acheter, au nom du M.C.C., des trousses scolaires qui seront envoyées aux enfants du monde entier dont l’éducation a été interrompue par la guerre ou par une catastrophe naturelle. Les élèves ont approfondi la question et planifié des stratégies ainsi que des activités. Ils ont décidé de récolter des fonds par divers moyens, notamment en effectuant des tâches ménagères supplémentaires à la maison et en organisant une Dignity Sale où ils ont vendu leur dignité et fait des choses embarrassantes ou difficiles pendant toute une journée.

Les élèves ont eu de nombreuses occasions d’intervenir concrètement, par exemple en préparant des trousses scolaires avec le M.C.C., en travaillant à Winnipeg Harvest et en organisant des campagnes de sensibilisation et de financement dans leurs collectivités. Ils ont également eu plusieurs occasions de participer à des simulations de pauvreté, notamment en ne disposant que de deux dollars pour manger chaque jour pendant une semaine ou en organisant un jeûne de 30 heures. Cette année, au moins la moitié des élèves ont également pris part au Fair Trade Challenge (défi du commerce équitable). De leur propre initiative, certains ont créé un montage pour l’école et la collectivité, et ils ont essayé de sensibiliser davantage les gens à des questions comme le commerce équitable, le travail des enfants, l’esclavage, etc. En fin de compte, les élèves de 7e année ont amassé plus de 1 250 $ pour les trousses scolaires du M.C.C. et ils ont été profondément marqués par ce qu’ils ont appris et accompli.

Notre école n’a jamais eu d’équipe qui se soit consacrée au leadership étudiant dans notre programme des années intermédiaires et nos élèves de 7e et 8e années ont eu très peu d’occasions de se mettre au service de notre école ou d’être responsables d’autres personnes qu’eux-mêmes. Nous avons donc décidé de former une telle équipe en 7e et 8e années. Nous voulions que cette équipe donne aux élèves des occasions d’exprimer leurs points de vue, les prépare à servir la communauté locale et internationale, organise des activités destinées à unifier les 7e et 8e années, et les aide à acquérir des compétences en leadership. En fin de compte, le projet a très bien réussi. Notre équipe de leadership s’est réunie toutes les semaines, s’est efforcée d’améliorer l’école et les classes de 7e et 8e années, et a acquis de précieuses compétences en leadership. Elle s’est réunie avec l’administration de l’école et avec d’autres groupes pour atteindre ses objectifs; elle s’est heurtée à de nombreux obstacles qu’elle a réussi à surmonter; elle a planifié, organisé et mis en œuvre des activités et elle a aussi essayé de faire participer autant d’élèves que possible.

Exemples d’activités entreprises par l’équipe : planification, pour la première fois, de semaines d’animation spécialement conçues pour les classes de la 5e à la 8e année; planification de rassemblements et d’excursions pour promouvoir l’unité à l’école; collecte d’ordures dans la communauté; participation à la semaine d’appréciation des enseignants; livraison de biscuits et de cartes aux commerces du quartier, contribution à l’annuaire de l’école; planification d’assemblées et de séances de pastorale; actes de gentillesse faits au hasard à l’égard d’autres élèves. Les membres de l’équipe devaient aussi servir de modèles et de leaders dans leurs classes et chercher des moyens d’améliorer l’école et la collectivité, et nous avons été impressionnés par leurs réalisations. Ils ont même créé la toute première publication de l’école, dont les trois premiers numéros ont tous été vendus. Cette publication a été entièrement rédigée par les élèves de 7e et 8e années, dont beaucoup n’avaient jamais participé à des activités parascolaires auparavant. C’était une excellente opportunité, pour les élèves, d’exprimer leurs points de vue et leurs préoccupations, d’écrire des articles sur l’école et les problèmes du monde, mais aussi de montrer leurs talents, leurs compétences et leur humour.

Retour au haut de la page

Making Connections – Making a Difference (établir des liens pour faire une différence)
Oak Park High School et Westgrove Elementary School – 1re et 2e années, et 12e année

Bowling with Buddies (jeu de quilles à deux) :

Les élèves de 1re année (35) de l’école élémentaire Westgrove se sont joints à leurs partenaires d’Oak Park (49) pour une matinée d’activité physique à la salle de quilles Academy Lanes. Les élèves d’Oak Park sont arrivés à Westgrove pour faire connaissance avec leur partenaire de 1re année et ils ont passé la matinée à superviser leur partenaire et à interagir avec lui ou avec elle. Beaucoup, parmi les plus jeunes, n’avaient jamais joué aux quilles auparavant et ils ont beaucoup aimé leur expérience. Les élèves d’Oak Park ont bien exercé leur sens de la responsabilité à l’égard des petits et c’était amusant de voir les rapports s’établir sur chaque piste de jeu au fur et à mesure de la compétition, le tout dans un très bon esprit sportif.

Educational Program – Imprinting on Young Animals (programme éducatif – le phénomène de l’empreinte sur les jeunes animaux) :

Le personnel d’un refuge d’animaux (Wildlife Rehabilitation Haven) est venu à l’école Westgrove pour animer un programme d’éducation sur les effets de l’empreinte établie par les êtres humains sur les petits animaux que l’on voit parfois dans le quartier. Souvent, les élèves découvrent des petits lapins ou oiseaux chez eux et, en interagissant avec eux physiquement, ils empêchent les parents de prendre soin de leurs petits après que ces derniers ont eu des contacts avec des êtres humains. Les invités ont très bien expliqué aux élèves de 1re année comment leurs actes de bonté nuisent en fait à l’animal. Ils ont apporté avec eux deux oiseaux de proie (une buse à queue rousse et une chouette lapone) qui habitent en permanence au refuge après ce phénomène d’empreinte par des humains. Les élèves ont particulièrement aimé pouvoir admirer de tout près ces oiseaux magnifiques. Le programme a été suivi d’une période de questions et de réponses au cours de laquelle les élèves ont appris à mieux apprécier la faune qui vit derrière chez eux.

Westgrove Butterfly Garden (jardin aux papillons) :

Ensemble, les élèves des écoles Westgrove et Oak Park ont préparé et planté un jardin de fleurs qui attirent les papillons sur le terrain de l’école Westgrove. Les élèves d’Oak Park ont préparé le terrain puis aidé leurs petits partenaires à planter les types de plantes appropriés pour attirer les papillons. Les élèves de 1re année sont très fiers de leur jardin et ils ont l’impression d’avoir contribué de façon positive et durable à l’environnement de l’école.

Westgrove Outdoor Classroom (salle de classe en plein air) :

L’aménagement d’une salle de classe en plein air à l’école élémentaire Westgrove est en train d’être planifiée avec les élèves de 1re et de 4e année, ainsi qu’avec les élèves d’Oak Park qui participeront l’année prochaine au programme Making Connections – Making a Difference. L’un des thèmes de la classe en plein air portant sur les Autochtones, il sera impératif de consulter un aîné autochtone. Les matériaux seront rassemblés et(ou) achetés cet été mais la construction proprement dite de la salle de classe commencera en automne 2010. Celle-ci sera ensuite utilisée par toutes les autres classes de l’école élémentaire Westgrove.

Points forts du programme :

À titre d’enseignant principal du programme Making Connections – Making a Difference à l’école secondaire Oak Park, j’ai vu plus de 220 élèves participer à ce programme. L’occasion de faire preuve de civisme, d’apporter une contribution positive et, dans bien des cas, d’établir des liens positifs avec des jeunes défavorisés, a été bien reçue et très appréciée. Comme enseignant d’école secondaire, j’ai souvent constaté que les élèves étaient surtout motivés par des activités qui sont directement liées à leur travail. Au cours des deux années où j’ai été chargé du fonctionnement du programme, je peux dire en toute honnêteté qu’aucun élève d’Oak Park n’a demandé si le fait de participer à ce programme allait leur donner une note. Les élèves ont beaucoup aimé les rapports qu’ils ont établis avec leurs petits partenaires de Westgrove et un grand nombre parmi eux ont mûris et sont sortis de leur coquille en travaillant avec un petit ou une petite qui leur vouait une grande admiration. Les participants de Westgrove sont tout aussi enthousiastes au sujet de leur expérience. Ils ont toujours hâte aux journées où leurs partenaires d’Oak Park viennent les voir à l’école et travaillent avec eux de façon individuelle, non seulement en lecture et en mathématiques mais aussi au gymnase et pendant les activités de jeu. Les élèves des deux écoles entretiennent une véritable amitié dans un contexte important de mentorat.

Retour au haut de la page

LIVE (Learn, Interact, Volunteer, Explore) (apprendre, communiquer, faire du bénévolat, explorer)
Pinawa Secondary School – de la 7e à la 12e année

Objectif A – Établir davantage de liens :

  • Établir une base solide au sein du groupe en faisant appel à la fois aux élèves et aux membres du personnel qui, à leur tour, encourageront la participation du reste de la population étudiante sous forme de dons et d’expériences de bénévolat dans l’espoir de voir notre école et notre communauté plus engagée en matière de citoyenneté. À ce jour, une moyenne de 15 élèves ont assisté à nos réunions hebdomadaires. Un groupe secondaire d’une dizaine d’élèves sont également venus à certaines réunions et ont participé au moins une fois à des expériences de bénévolat.
  • Organiser une activité appelée ONE ACT OF GIVING (un acte de générosité), où l’on encourage chaque élève de l’école à offrir ses services ou à faire un don au profit d’une cause suggérée par les principaux membres du groupe LIVE au cours de nos annonces quotidiennes ou des assemblés mensuelles. D’ici à la fin de l’année, nous devrions atteindre 100 % de participation parmi les membres secondaires. Le projet est prévu pour l’année prochaine, car nous n’avons pas encore établi la base principale du groupe. Étant donné le nombre peu élevé d’élèves, je pense que c’est quelque chose que nous pouvons mettre sur pied. Jusqu’à présent, nous nous sommes servis des annonces quotidiennes pour encourager le bénévolat et pour mentionner les activités locales, nationales et internationales qui nécessitent des bénévoles. Cela a incité les élèves à passer à l’action mais aussi cela les a tout simplement informés. Nous avons mis en place le groupe principal d’élèves pleinement engagés qui, selon nous, constitue la première étape de notre projet ONE ACT OF GIVING prévu pour l’automne 2010.
  • Faciliter la création d’une section junior de LIVE à l’école élémentaire locale, inspirée du groupe de l’école secondaire, dans l’espoir de commencer le processus à un plus jeune âge de façon que, lorsqu’ils arrivent à l’école secondaire, les élèves soient versés dans la philosophie du développement communautaire, du bénévolat et de la citoyenneté. Nous avons communiqué avec l’école élémentaire locale et un membre du personnel de cette école s’est proposé pour diriger la section junior. En juin, des élèves de 6e année assisteront à deux réunions de notre groupe LIVE en guise d’introduction au programme. L’idée est qu’ils viennent à une réunion sur deux en automne et qu’ils soient intégrés aux projets.
  • Établir des liens entre les élèves et des groupes communautaires comme le Lions Club, le conseil municipal et le PCDC (Pinawa Community Development Committee) en vue d’inciter les jeunes à perpétuer les traditions axées sur la collectivité, qui existent déjà dans notre ville, et afin d’injecter du sang nouveau dans ces groupes. Nous avons assisté à deux réunions locales (Age Friendly Communities et Two Rivers Seniors) afin de déterminer s’il existait un intérêt pour les partenariats entre générations. Nous avons également offert nos services de bénévoles pour aider à déménager des aînés dans un tout nouvel établissement de notre localité, et cela dans les deux prochaines semaines. Nous avons contacté le Lions Club local au sujet d’une idée de projet (aménagement paysager) mais n’avons pas encore reçu de réponse.

Objectif B – Élargir notre action :

  • Élargir l’action de notre groupe de façon à inclure toutes sortes d’activités, d’intérêts, de causes, d’organismes de bienfaisance, etc. en reliant les élèves à des particuliers, des organismes ou des groupes de la localité, de la province, du pays ou du monde, qui permettent aux jeunes de découvrir et d’approfondir un intérêt (QU’EST-CE QUI ME PASSIONNE?). Nous espérons ainsi que cela ait des effets durables qui se prolongent bien après la fin des études secondaires de ces élèves à l’école Pinawa. Les élèves se rendront compte qu’une passion naissante ne prend pas fin quand ils quittent notre établissement; elle se transforme en habitude, en passe-temps ou en carrière professionnelle. En fait, nous avons entamé ce mouvement en formant de plus petits groupes de réflexion avec des membres de LIVE.

Les thèmes des groupes de réflexion sont les suivants :

  1. Questions environnementales
  2. Questions locales (Pinawa/Manitoba/Canada)
  3. Questions internationales – Monde

Les élèves du groupe LIVE ont exploré diverses questions dans ces groupes de réflexion et ils ont :

  • adhéré à MARLY (à la suite de la conférence de la Commission des droits de la personne du Manitoba intitulée Class Action: Rights Here, Rights Now), assisté aux réunions mensuelles et produit une vidéo sur la vie des personnes handicapées;
  • commencé à envisager des pratiques durables pour le district scolaire; deux élèves se sont joints à l’équipe du district et assisteront à la conférence SEdA en octobre;
  • visité la Siloam Mission et recueilli 350 $ au profit de l’organisme à l’issue d’un défi lancé à l’échelle de l’école toute entière;
  • écrit à la G.R.C. pour demander qu’elle fasse don de matériel saisi pour aménager un jardin hydroponique;
  • assisté à la conférence du Conseil manitobain pour la coopération internationale intitulée Generating Momentum et présenté un atelier aux élèves à l’occasion d’une journée Mieux-être (organisée en partie par LIVE);
  • créé un poste de jeune ambassadeur auprès de la Société canadienne du sang;
  • récolté plus de 1 200 $ pour la Croix-Rouge;
  • communiqué avec Fort Whyte pour organiser une excursion d’une journée en automne;
  • créé un chariot de recyclage mobile;
  • collaboré avec la section locale de l’organisme Grassroots pour apprendre la cuisine (Cooking with kids) aux élèves des classes élémentaires et aux enfants d’âge préscolaire.
  • organisé un tournoi de basket-ball au profit de Habitat for Humanity et de l’Éthiopie.
  • aidé le Christmas Cheer Board local à confectionner des paniers et à collecter de l’argent pour des familles locales.

Retour au haut de la page

Pensionnat
Portage Collegiate Institute – de la 10e à la 12e année

Le Portage Collegiate Institute dispose d’un programme d’archives pour lequel les élèves du secondaire peuvent obtenir un crédit dans le cadre de leur diplôme. Le programme propose toutes sortes d’activités. Le premier projet consiste à convertir d’anciens négatifs de photos en format numérique. Les négatifs proviennent de la vaste collection d’un photographe local qui a travaillé pour le journal Daily Graphic. La collection illustre la vie à Portage-la-Prairie et dans les zones environnantes depuis les années 1950 jusqu’aux années 1970. Elle est composée d’environ 15 000 négatifs dans 10 000 enveloppes. Chaque enveloppe porte un titre et une brève description de son contenu. Comme projet de classe, nous avons décidé de scanner tous les négatifs sur lesquels figurent des personnes autochtones. Nous enverrons ensuite les images scannées aux Archives nationales pour qu’elles soient incluses dans la collection des portraits autochtones canadiens. Nous avons également l’intention d’envoyer ces images scannées aux réserves locales pour voir si quelqu’un peut identifier les personnes représentées sur les négatifs.

Le deuxième projet a consisté à numériser la collection d’archives du club Rotary de Portage-la-Prairie. Nous avons scanné toutes les anciennes photos du club et pris des photos numériques des articles conservés dans un grand album détaché. Nous avons aussi dressé l’inventaire de toutes les pièces de la collection et nous préparerons une présentation en PowerPoint qui pourra être diffusée au cours de prochaines réunions de l’organisme.

Les élèves de ce programme d’archives ont effectué environ 400 opérations de lecture au scanner pour les deux projets décrits ci-dessus en plus des centaines d’autres entreprises pour d’autres projets de photos.

Points forts du projet :
Comme la Ville de Portage-la-Prairie ne possède pas d’archives communautaires, le Portage Collegiate Institute offre aux habitants un endroit où ils peuvent obtenir des conseils et de l’aide en ce qui concerne la préservation du patrimoine de notre collectivité. Les deux projets auxquels nous avons participé sont très importants pour la préservation des souvenirs de deux groupes, l’un étant nos Premières nations et l’autre un organisme de service communautaire qui existe depuis longtemps. Les 15 élèves qui ont travaillé sur ces projets ont obtenu un aperçu de la vie des membres de ces deux groupes. Les images renfermaient de nombreux souvenirs. Certains élèves ont reconnu des membres de leur famille et de nombreuses discussions ont eu lieu sur ce que les gens faisaient pour s’amuser il n’y a pas si longtemps. Ils ont aussi découvert certains aspects négatifs de la vie dans les années 1950 et 1960. Ils ont été choqués d’un titre de journal dans lequel on excusait un résident local d’avoir tiré accidentellement sur quelqu’un parce que le propriétaire « croyait que c’était un Indien ». Ils ont également été choqués d’apprendre qu’à une époque, notre localité présentait chaque année un minstrel, c’est-à-dire un spectacle musical avec des Blancs déguisés en Noirs. Mais, ces événements se sont produits et nous nous pouvons pas prétendre le contraire. Je pense qu’on peut dire que, parfois, « le bon vieux temps » n’était pas si bon que ça. Je pense aussi que c’est le message principal que mes élèves ont retenu en effectuant les devoirs prévus dans le cadre de ces projets.

Retour au haut de la page

I Leave My Imprint on the World (je fais ma marque sur le monde)
Sherwood School – de la maternelle à la 5e année

I Leave My Imprint on the World est un projet d’action sociale à l’échelle de l’école qui a été entrepris par les élèves, le personnel et la communauté de l’école Sherwood. Il a débuté en septembre 2009 et s’est terminé le 24 juin 2010 par une journée écologique à l’échelle de l’école. Les élèves ont collaboré avec leurs enseignants titulaires et avec la bibliothécaire-enseignante pour planifier, établir le budget, faire les recherches, mener un sondage, construire, réparer et autres activités. Vous trouverez ci-dessous un résumé des activités auxquelles les élèves ont participé tout au long de l’année scolaire. Toutes ces activités visaient à transformer la cour de l’école en un lieu communautaire plus esthétique, plus fonctionnel et plus sécuritaire pour que les élèves et les familles puissent apprendre et grandir ensemble.

  • La classe des 1re et 2e années a étudié la communauté locale en vue de déterminer ce qu’on pouvait faire pour l’améliorer. Ils se sont informés sur les droits et responsabilités, les caractéristiques physiques et les gens de la communauté. Avec l’aide de leurs enseignantes, ils ont décidé de planifier les travaux d’amélioration de la cour d’école. Ils ont visité d’autres écoles pour voir ce qu’elles avaient fait et ont construit une grande maquette de la cour dans son état actuel.
  • La classe de 5e année a décidé de rédiger des sondages pour savoir ce que tous les membres de la communauté scolaire souhaitaient faire pour améliorer la cour d’école. Par équipes, ils ont préparé un sondage du personnel, un sondage des élèves et un sondage des familles. Ils ont distribué et récupéré les sondages, compilé les données ainsi recueillies et communiqué les résultats aux enseignants et au conseil des parents d’élèves. Ils ont réalisé un film illustrant leur travail pour le montrer aux autres classes. Ces données ont été à la base du travail que tous les élèves ont effectué sur le projet d’amélioration de la cour d’école.
  • Pendant ce temps, les élèves de 5e année ont également mesuré et peint de nouvelles lignes pour le jeu des quatre carrés, sur la partie en dur de la cour. Dans le sondage, un grand nombre d’élèves avait indiqué qu’il fallait rapidement faire ce changement.
  • La classe des 2e et 3e années et la classe des 3e et 4e années se sont informées sur leurs sujets scientifiques par l’expérimentation, la recherche et de nombreuses activités pratiques. Tous les élèves ont eu l’occasion de montrer ce qu’ils ont appris sur les structures et les matériaux nécessaires à la construction d’un prototype de nichoir pour notre cour de récréation. Chaque groupe a ensuite voté pour les nichoirs qui respectaient les critères. Les élèves ont ensuite apporté les quatre modèles gagnants à l’enseignant de menuiserie du Kildonan East Collegiate, qui a choisi celui qui, selon lui, était le plus fonctionnel et le plus solide sur le plan structural. Avec ses élèves, il a préparé les matériaux nécessaires à la construction des nichoirs. Le dernier jour, les deux classes ont passé l’après-midi à construire six nichoirs pour la cour de récréation.
  • Avec leur enseignante titulaire et leur enseignante stagiaire, la classe des 1re et 2e années ont étudié les animaux du Manitoba. Ils ont fait des recherches dans des livres et des sites Web, et ils ont créé des livres, des jeux et des habitats pour les animaux de leur choix. À la fin du projet, ils ont fait ensemble des recherches sur le Monarque. Ils ont trouvé des renseignements sur le type de plantes que ce papillon aime bien et ils ont aménagé un jardin à papillons dans la cour de récréation.
  • Les 5e années ont commencé par étudier des cartes. Ils ont consulté des cartes historiques et regardé comment le paysage du Canada a changé tout au long de l’histoire. Ils se sont ensuite lancés dans une discussion sur les diverses façons dont l’histoire a été enregistrée au fil du temps. Les élèves ont été très intéressés par les pictogrammes. Ils ont écrit des récits en utilisant leurs propres pictogrammes. Finalement, chaque élève devait créer une illustration ou un symbole les représentant sur le moment. Nous avons acheté une grosse roche à la compagnie Reimer Soils et chaque élève y a peint son symbole. La roche sera installée dans le jardin de l’école pour que les élèves de 5e année laissent un bout de leur histoire à cet endroit-là.
  • La classe des 2e et 3e années a repris le projet qu’ils avaient entamé en peignant les nichoirs et en fabriquant quelques mangeoires temporaires pour l’hiver. Comme c’était l’hiver, le projet de la cour d’école a été suspendu provisoirement. Cependant, les élèves savaient que ce qu’ils apprenaient pendant l’hiver leur serait utile au moment d’aménager la cour au printemps. Ils ont fait des recherches sur les espèces animales et sur les biomes et se sont servis de leurs résultats pour expliquer les adaptations de certaines plantes et de certains animaux. L’activité phare du projet a consisté à inventer un jeu Jeopardy avec PowerPoint.
  • Après la nouvelle du tremblement de terre à Haïti, la classe des 3e et 4e années a voulu passer à l’action. Elle a entrepris des recherches sur le pays sous forme de WebQuest qu’elle a présenté aux autres élèves de l’école. Elle a organisé une vente de t-shirts à l’échelle de l’école après que notre établissement a reçu un don de t-shirts portant l’inscription I ♥ Haiti.
  • La classe des 1re et 2e années s’est concentrée sur l’air et l’eau dans l’environnement. Les élèves ont participé à de nombreuses activités et expériences concrètes sur le thème de l’air et de l’eau. Comme projet de conception, ils ont construit des machines éoliennes.
  • Les 5e années ont étudié la météorologie. Ils ont créé un nuage de mots (pré-évaluation) pour leur journal de bord. Dans ce journal, ils ont inscrit le temps qu’il a fait chaque jour ainsi que quelques données historiques sur la météo, des renseignements sur les vêtements et activités appropriés et des prévisions hebdomadaires. À tour de rôle, les élèves ont annoncé les prévisions météorologiques au cours des annonces de la matinée. Des journalistes de CBC sont venus répondre aux nombreuses questions des élèves sur la météo. Les élèves ont également réalisé de grands travaux artistiques multimédias représentant les phénomènes météorologiques. Comme activité phare, ils ont créé un instrument servant à recueillir des données pour leur journal de bord et pour leurs prévisions.
  • La classe des 2e et 3e années a créé des messages écologiques qu’ils ont présentés en vidéo sur un écran vert. Chaque groupe d’élèves a décidé de son « milieu » et les toiles de fond ont été insérées à l’aide du logiciel Pinnacle Studio. Puis, ils ont étudié les sols. Ils ont recueilli et analysé des échantillons de sols, rassemblé quelques données en s’adressant à un expert, fait des recherches sur les plantes adaptées au sol de notre cour d’école et ils sont allés chez RONA acheter des plantes pour la cour de récréation.
  • La classe des 3e et 4e années étudie la lumière et le son. Nous collaborons avec notre enseignante de musique sur divers centres d’exploration et autres activités pratiques. Les élèves ont consulté divers sites Web interactifs, participé à de nombreuses activités concrètes et passé un peu de temps à apprendre le traitement sonore avec le logiciel Audacity. Leur activité phare se présentera sous forme de projet de conception.

Retour au haut de la page

Research Center for Environmental Sustainability (centre de recherches pour la durabilité de l’environnement)
St. Emile School – de la maternelle à la 8e année

Les élèves de tous les niveaux scolaires ont participé à une étude approfondie sur la durabilité – de l’environnement ou de la culture. La question clé à laquelle ils devaient répondre était la suivante : Que pouvons-nous faire pour soutenir notre environnement et notre communauté, maintenant et dans l’avenir?

Résumé des activités entreprises dans le cadre du projet :

  • Fabrication de papier – hommage de la classe de maternelle aux nombreux cadeaux que recèlent nos forêts et terrains boisés.
  • Environnements sains – maquettes en trois dimensions de ce dont les animaux ont besoin pour vivre dans un environnement sain. Cette classe a aussi réalisé beaucoup de travaux artistiques sur la vigueur et la beauté du monde animal.
  • Fabrication, par les élèves de 2e année de minicomposteurs personnels. Ils se sont servis de la bonne terre de leurs composteurs pour fabriquer leur cadeau de fête des mères (des plantes en pot) et pour fertiliser le jardin de l’école.
  • La classe de 3e année a entrepris une étude qui a duré toute l’année sur les boîtes utilisées pour l’élevage des vers et elle a présenté sa boîte ainsi que les résultats de ses recherches à la collectivité.
  • En 4e année, les élèves ont capté l’énergie solaire et présenté leurs inventions au public. Ils se sont servis de l’énergie solaire pour cuire des hot dogs, fabriquer une sonnette de porte, purifier de l’eau, fabriquer un chauffe-eau, etc.;
  • Les classes de 5e et 7e années se sont concentrées sur la durabilité culturelle et ont cherché des façons d’utiliser l’art pour protéger, partager et préserver une culture. Les 5e années ont étudié les peuples autochtones du Canada et les 7e années se sont penchées sur la culture africaine au Nigéria et en Ouganda.
  • Pendant toute l’année, la classe de 8e année s’est spécialisée dans la culture des adolescents d’Amérique du Nord. Les élèves ont étudié l’histoire et l’évolution des adolescents en tant que groupe social, le pouvoir des médias, les adolescents et la loi, les gangs de rue, les graffitis, la technologie et les adolescents, ainsi que la responsabilité sociale.

De la maternelle à la 4e année, les élèves ont fait preuve d’une sensibilisation accrue à la durabilité de l’environnement. Leurs discussions en classe et en dehors de la classe se sont approfondies et ils se sont concentrés sur leur rôle de gardiens de l’environnement. Ils se sont transformés en observateurs attentifs des jardins de l’école et en bons gardiens de la cour de récréation, et ils veillent à éliminer les ordures et les déchets. On les voit souvent en train de vérifier les poubelles dans les classes pour s’assurer qu’aucun article recyclable n’a été jeté.

Les élèves de la 5e  à la 8e année sont également devenus plus conscients du rôle de la culture dans le monde. Selon les enseignants, ils sont de plus en plus soucieux de la façon dont les normes sociales peuvent former et transformer la vie. Les récentes discussions du forum de la vérité et de la réconciliation qui se déroulent à La Fourche suscitent l’engagement des élèves à un point auquel les enseignants ne s’attendaient pas.

Retour au haut de la page

Gender Equality and Student Action (égalité entre hommes et femmes et action des élèves)
St. James Collegiate – de la 9e à la 12e année

Nous avons organisé la première soirée annuelle Jimmie Midnighter à l’intention des 9e années de 2009-2010, pour les aider à s’intégrer dans leur nouvelle école et à établir des liens avec les élèves plus âgés. Ce sont les élèves de 11e et 12e années qui ont mené les activités. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le groupe sur l’égalité entre hommes et femmes a préparé un événement spécial composé notamment d’un exposé sur les femmes canadiennes qui se sont distinguées dans différents domaines et d’un spectacle divertissant sur le thème des différences entre les hommes et les femmes. Les visites du Stevenson Homework Club, du Brooklands Literacy Project et de Siloam Mission sont des activités permanentes qui ont incité les élèves à s’engager davantage dans leur communauté locale. Nous avons également organisé à l’intention des parents une foire sur le thème des lettres et des sciences humaines où les élèves ont eu l’occasion d’expliquer les devoirs sur lesquels ils travaillaient en classe dans un décor de « foire ». Un groupe d’élèves a également assisté à l’Université de Winnipeg à un exposé intitulé The Truth about Barbie. Quatre élèves du groupe sur l’égalité entre hommes et femmes a aussi pris part au souper intitulé Women as Career Mentors.

Nos objectifs étaient de sensibiliser les élèves aux questions locales et internationales, et d’approfondir leurs compétences et leurs attitudes. Les activités auxquelles les élèves ont participé ont permis d’atteindre ces objectifs. Les élèves ont entretenu des liens plus étroits avec la communauté scolaire et ils ont aussi pris part à des activités liées à la collectivité dans son ensemble. Ils ont aussi perfectionné leurs compétences verbales et écrites en planifiant et en organisant les événements énumérés ci-dessus. De même, ils ont eu l’occasion de rencontrer certaines personnes et d’en apprendre davantage sur l’acceptation, le respect, l’empathie, etc.

Retour au haut de la page

Art for Peace (l’art pour la paix)
Strathcona School – de la maternelle à la 4e année

L’école communautaire Strathcona est une école du centre ville située au cœur du quartier nord de Winnipeg. Au cours de l’année scolaire 2009-2010, les éducateurs et les élèves ont travaillé ensemble pour créer dans la joie une culture de paix par l’enseignement des arts.

Arts Peace in the Park : Le 11 juin 2010, tous les élèves de l’école ont participé à une journée sur le thème de l’art et du divertissement au parc Kildonan. Enfants et adultes ont ainsi appris la danse, l’illustration, le yoga, les jeux d’alliances, la lecture et le tambour. Pour permettre aux élèves de bien comprendre, il était fondamental de les aider à s’interroger sur la citoyenneté (droits et responsabilités) et à l’incorporer dans leur vie par l’intermédiaire d’activités artistiques. Cette journée était bien plus qu’une occasion de célébrer l’apprentissage et les arts; c’était également une occasion, pour les enfants, d’apprécier leurs libertés. Ainsi, nous avons pû montrer notre reconnaissance à nos précieux enfants et à leurs nombreuses façons de s’exprimer par les arts.

Festival of Arts and Learning : Le 20 mai, notre école a ouvert ses portes au public. Les familles ont assisté à des spectacles dans le gymnase et chaque classe s’est transformée en musée des beaux-arts. Élèves et familles ont effectué une visite des musées dans toute l’école et ils ont célébré l’apprentissage et le plaisir d’apprendre. L’occasion a grandement aidé à renforcer les capacités de la communauté, ce qui est essentiel à une véritable participation communautaire.

Yoga for Children : Il s’agissait d’un nouveau programme à l’école Strathcona. Les élèves des 1re et 2e années ont eu l’occasion de participer chaque semaine à une séance de yoga. Le yoga a donné lieu à de fascinantes conversations sur la responsabilité civique en classe, à l’école, dans la communauté et dans le monde. En apprenant certaines poses et techniques de respiration, les élèves ont acquis des stratégies pour être calmes et concentrés, et donc pour être davantage engagés dans leur apprentissage. Le yoga sous-entend un engagement à l’égard de l’environnement et les séances ont servi de contexte à une étude approfondie des causes du réchauffement climatique en plus d’inciter à la protection et à la durabilité de l’environnement. En plus de s’informer sur le développement durable, les enfants ont fait des recherches sur l’Inde. En s’inspirant des motifs et des couleurs de tissus indiens, ils ont fait des travaux artistiques illustrant leurs poses de yoga préférées.

Art Exchange Project : Ce programme d’échange artistique a été mis sur pied pour promouvoir la sensibilisation culturelle et l’amitié entre Winnipeg et notre ville partenaire de Lviv, en Ukraine. Les jeunes des deux villes ont créé des images représentant leurs villes et leurs cultures respectives en utilisant divers médias artistiques. Ils ont ainsi eu l’occasion et le temps de s’interroger sur leur propre ville, d’exprimer leurs idées au moyen de l’art tout en tissant des amitiés interculturelles.

Pour parvenir à la justice sociale et à l’engagement communautaire (citoyenneté), il faut que les élèves comprennent à quel point tous les peuples ont des besoins physiques et psychologiques communs (p. ex. le besoin d’être entendus, de se sentir en sécurité, d’être traités avec respect), quelles que soient leurs différences en matière de caractéristiques, de capacités ou d’antécédents. À mesure que les élèves apprennent à interpréter et à créer des travaux artistiques qui sont particulièrement importants pour eux, ils acquièrent le sens de la coopération et de la responsabilité au sein du groupe grâce au processus de création par la collaboration. À l’école Strathcona, les éducateurs se servent de la danse, du yoga, de l’art dramatique, de la musique et des arts visuels pour essayer de résoudre les problèmes et les conflits (incidents de racisme ou d’homophobie). Les élèves créent des œuvres d’art sur divers thèmes liés à la diversité et à la justice sociale (p. ex. pauvreté, destruction de l’environnement).

Retour au haut de la page

Re-energize: Recycle; Re-Think; Re-Charge (ré-énergiser : recycler, repenser, recharger)
Thomas Greenway Middle School – 7e année

Résumé des activités entreprises dans le cadre du projet :

  • Recherche
  • Création d’exposés en Power Point
  • Visite d’une installation de gestion des déchets (municipalité Louise)
  • Création du meilleur exposé en Power Point
  • Journée de conférence à l’école pour les élèves de 7e année, au lieu d’une deuxième excursion
    • planification de la réunion avec les représentants officiels de l’administration locale
    • invitations
    • RSVP
    • aménagement de la salle
    • description des responsabilités
  • Rencontre avec les personnalités (choix de présentations)

Les élèves ont acquis des compétences dans les domaines suivants :

  • rédaction – invitations, lettres, etc.
  • recherche
  • informatique – Power Point
  • citoyenneté – responsabilité, suivi
  • art oratoire
  • planification et organisation
  • raisonnement – trier les éléments d’information pour obtenir les données pertinentes

Retour au haut de la page